la National Review

Bouledogue dans la nuit

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bouledogueThe Animals’ Guardian reproduisit plusieurs histoires d’apparitions d’animaux, écrites dans la National Review par le capitaine E. T. Humphries, qui les a réunies pendant ses voyages dans maints pays, Leur caractère général pourra être jugé d’après l’histoire suivante, qui, atteste le Capitaine, lui a été racontée par un ami et sa femme, et dont la vraisemblance n’a aucune raison d’être mise en doute :

Pendant qu’ils étaient dans le Sud de l’Afrique, leur habitation se trouvait tout près de la ligne du chemin de fer, dont leur jardin n’était séparé que par un tout petit mur. A ce moment, ils possédaient un magnifique bouledogue, auquel il était permis d’errer partout, à cause de sa conduite parfaite. Malheureusement, un soir, s’étant éloigné sur la ligne, et ayant voulu éviter une locomotive, il fut tué par une autre.

Quelques mois après, les conducteurs de deux trains du soir donnèrent toujours des coups de sifflet avec leur machine. Ce fait ennuyait beaucoup le propriétaire du chien mort. De plus, sa femme était de santé délicate et se trouvait souvent alitée pendant ces temps.

Le mari arrêta un soir un des conducteurs après sa journée, et lui demanda si les coups de sifflet étaient réellement nécessaires, puisqu’il n’y avait aucun signal en vue. Tout d’abord, l’homme s’étonna d’être questionné sur ce sujet, mais le mari pressa la question en invoquant la maladie de sa femme. C’est alors que l’homme expliqua que l’ami de l’écrivain avait le remède dans ses propres mains, puisque le coup de sifflet était seulement donné dans le but d’empêcher son chien d’être écrasé, car il traversait souvent la ligne, et ne se dérangeait pas jusqu’à ce qu’il ait été ainsi averti, alors qu’il passait d’habitude par dessus le petit mur dont nous avons déjà parlé.

La description donnée du chien concordait en tout point avec l’aspect de celui qui avait été écrasé. Cette apparition continua pendant quelques mois à différents intervalles.

(Traduit du Light, par J. Rapicault.
« Le Monde psychique. » Paris, 1912.