le Courrier du Pacifique

Le code du travail des poètes

Publié le Mis à jour le

mélancolieOn lit dans le Courrier du Pacifique : Avec la manie américaine de tout réglementer,  la National Recovery Administration  du président Roosevelt a demandé à M. Earl A. Cuevas, président de la ligue des poètes, un code de travail.

D’après le projet qui a été établi, les poètes américains ne pourront pas travailler plus de trente cinq heures par semaine, soit cinq heures par jour, dimanche compris. II leur sera garanti un salaire minimum hebdomadaire de 30 dollars, pouvant s’élever à quarante dollars si leurs poèmes sont acquis par un syndicat. 16.224 francs ou 32.448 francs par an, suivant les catégories, sont des chiffres qui feront rêver les poètes français dont certains n’ont certainement pas touché cela, avec leurs poèmes, durant toute leur vie.

Mais comment conçoit-on donc la poésie en Amérique ? Comme un métier auquel on peut consacrer régulièrement, cinq heures au maximum par jour ?

« Le Madécasse. » Tananarive, 9 avril 1934.
Peinture d’Edvard Munch.

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