le skunks

En bref

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Les écoliers et la température

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M. Mouné, un savant hollandais, s’est efforcé de déterminer l’effet de la température sur les écoliers.

Il a fait patiemment 1.584 observations. Sur 389 enfants observés par un temps sec et beau, il a constaté que 343 se montraient tranquilles; dix étaient bruyants, dix inattentifs, et le lot restant se décomposait en quelques indifférents et dormeurs. Quand le temps est brumeux, sur 239 élèves, il y en a 165 tranquilles, tous les autres sont agités. Quand il pleut, sur 207 observations, on ne compte que 92 sujets paisibles; le reste fait du bruit, joue, boude, s’endort. Mais s’il vente, c’est bien pire : sur 88 écoliers, on n’en compte que 17 de sages.

« Agence républicaine d’informations politiques, financières, économiques. » Paris, 15 juin 1917.
Peinture de Pierre Saez.

Fourrures de guerre

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La guerre a fait accepter par la femme des fourrures qu’elle n’aurait jamais consenti à porter : la peau de rat ou de lapin. Ces deux petits animaux ont supplanté le vilain petit carnassier qu’est le putois d’Amérique et qui fournissait aux élégantes le skunks.

Le putois d’Amérique est très frêle, mais la nature l’a doté d’une défense naturelle très étrange, mais peu poétique. Il porte sous la queue une poche remplie d’une matière semi-fluide et d’une repoussante odeur. L’animal, poursuivi, prend la fuite; s’il est près d’être atteint, il fait halte, lève la queue et envoie à son agresseur la substance infecte que renferme sa poche. Cette odeur est des plus tenaces et persiste des journées entières.

La morsure de ce triste petit animal, de peu d’importance par elle-même, est redoutable, car elle renferme un virus spécial qui détermine chez les animaux mordus une maladie qui ressemble à la rage. Cette rage méphitique est généralement mortelle.

« Agence républicaine d’informations politiques, financières, économique. » Paris, 19 juin 1917.
Dessin : © Eric Gasté.