les Nuits de Paris

Le Maçon de Notre-Dame

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paul févalOn célébrait le centenaire de la naissance de Paul Féval, et le fils du célèbre romancier a raconté, à cette occasion, aux lecteurs du Figaro, les difficiles et courageux débuts de son père dans les lettres.

En nous présentant cette édition nouvelle du Maçon de Notre-Dame, un des plus  chatoyants, des plus pittoresques, des plus captivants parmi les quelque cent vingt romans que l’intarissable auteur du Fils du Diable écrivit de sa main, M. Paul Féval fils rappelle une anecdote qui vient fort à propos par ces temps où le plagiat fait fureur. 

Accusé lorsqu’il fit paraître le Maçon de Notre-Dame d’avoir pastiché le titre de Notre-Dame de Paris, Paul Féval avait complaisamment appelé son ouvrage les Deux Femmes du Roi. Ce sacrifice consenti, il ne prévoyait pas le reproche qu’allait lui adresser le comte de Fontenilliat d’avoir pris le sujet et presque le titre du drame d’Ernest Legouvé. 

« Je vous répondrai par écrit » , riposta l’écrivain.

Et M. Paul Féval fils cite la spirituelle lettre où son père fit justice de cette accusation : 

Mes héroïnes, observait-il notamment, sont, en effet, comme les deux reines de M. Legouvé, Agnès de Meranie et la reine Ingeburge, menant leur querelle à travers les débats de l’excommunication subie par Philippe Auguste. Seulement, remarquez bien ceci mon livre a paru, pour la première fois, dans un recueil illustré : les Nuits de Paris (1851), c’est-à-dire quatorze ans avant la première représentation du beau drame illustré par la musique de Ch. Gounod.  

J’aime assez, concluait fièrement Paul Féval, imiter ainsi d’avance

On comprend que son premier titre soit aujourd’hui restitué au Maçon de Notre-Dame. 

« Le Figaro. » Paris, 1920.

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