Lincoln

Compromis

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mary-todd-lincoln-abraham-familleM. Roosevelt a décidé de faire repeindre et redécorer l’intérieur de la Maison Blanche. Cette décision rappelle l’anecdote dont le président Lincoln, un des premiers occupants de la  Maison-Blanche, fut le héros.

Il s’agissait de repeindre le grand salon. Le président le voulait bleu, Mrs Lincoln le voulait jaune. Pendant trois jours le président parut ennuyé. Au matin du quatrième, son secrétaire, le voyant de nouveau souriant, se hasarda à lui demander si la question était tranchée. 

Certainement, répondit Lincoln. Nous en sommes arrivés à un compromis : le grand
salon sera jaune. 

Paris, 1939.

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Billy le hors-la-loi

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Le Courrier des Etats-Unis nous apporte le récit de la mort, à Las Negras, dans le Nouveau-Mexique, du fameux bandit Billy the Kid, qui était légendaire en Amérique.

Depuis sa dernière évasion de la prison de Lincoln, Billy vivait avec des Mexicains et avait adopté leur costume. Pat Garrett, shérif du comté de Lincoln, ayant eu connaissance des endroits qu’il fréquentait, est allé samedi à minuit dans la résidence d’un éleveur de bétail, nommé Pete Maxwell, à Fort Summer. Il y était depuis une vingtaine de minutes quand Billy a fait son entrée, sans chaussures, un couteau ouvert à la main, apparemment pour acheter de la viande. 

En apercevant le shérif, Billy the Kid a exhibé un revolver et demandé à Maxwell quel était cet étranger. Maxwell, au lieu de répondre, s’est jeté vivement sur le plancher et a rampé sous le lit. Le brigand, en s’avançant lentement vers Garrett, s’est exposé au clair de la lune, qui pénétrait par la fenêtre, et Pat Garrett, prompt comme l’éclair, lui a tiré dessus. Le bandit est tombé à la renverse, serrant un couteau dans une main, un revolver dans l’autre. La balle lui avait traversé le cœur, et sa mort avait été instantanée, très heureusement pour le shérif qui, sans cela, ne serait pas sorti vivant de la chambre, car le Kid était un tireur de premier ordre. 

La nouvelle que le brigand était tué a causé des réjouissances dans tout le pays, dont il avait juré de massacrer les plus nobles habitants. Le nombre de ceux qui avaient déjà péri par ses mains est de dix-huit, preuve qu’il entendait tenir son serment.

Billy the Kid était natif de la ville de New York et s’appelait de son vrai nom William Henry Mac Carthy.

« Gil Blas. » Paris, 1881.

Thanksgiving Day

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Thanksgiving

Voici le 27 novembre, voici le grand Thanksgiving Day, fête nationale américaine où tous les Américains, suivant l’exemple de leur président, se réjouissent en remerciant Dieu pour tous les bienfaits qu’ils ont reçus pendant l’année.

C’est en 1621 qu’eut lieu le premier Thanksgiving Day, fête strictement religieuse au cours de laquelle les Pilgrim Fathers offrirent à Dieu les prémices de la terre nouvelle qu’ils étaient venus habiter. Cette coutume se répandit peu à peu ; Massachusetts l’adopta, puis ce fut New England ; enfin en 1864 le Président Lincoln la rendit universelle par une solennelle proclamation.

Thanksgiving Day est devenue une véritable fête de famille, réunion douce à tous les coeurs américains. L’on se groupe autour de la dinde traditionnelle, du « cranberry sauce », du « pumpkin pie ». C’est la réjouissance jeune et vigoureuse, la franche gaieté, la bonne humeur générale.

Paris n’oublie pas cette occasion si chère à tous ses hôtes américains. Dans maints restaurants, aussi bien français qu’étrangers, ou retrouvera les mets traditionnels, cuisinés avec tous les soins que savent y apporter les meilleurs chefs français et américains.

Voici les menus spéciaux qu’offriront à leur clientèle, le 27 novembre, les restaurants suivants :

menus-thanksgiving-day.

« La Semaine à Paris : Paris-guide… »  Paris, 1930.

The First Thanksgiving at Plymouth, oil on canvas by Jennie Augusta Brownscombe. 1914.