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L’ami des livres

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mark-twain

Une jeune fille eut l’idée de demander à Mark Twain si elle pouvait lui offrir un livre comme souvenir. L’humoriste ne manqua pas de lui répondre :

« Sans doute, sans doute ! Un livre a toujours son utilité. S’il est bien relié en cuir, il sert admirablement pour repasser les rasoirs. Petit et concis, il se glisse fort bien sous le pied boiteux de la table et rétablit l’équilibre. Gros et vieux avec des fermoirs en métal, il constitue un projectile magnifique et de la plus grande utilité contre les chiens et les intrus. Enfin, grand et large comme un atlas de géographie, il n’a pas son pareil pour remplacer un carreau cassé. Envoyez, mademoiselle, envoyez !« 

Peinture : Ignace Spiridon. 

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Utilité du patois

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niceInvités par un parent, deux Foréziens étaient allés à Nice. S’étant aventurés dans un café-palace qui avoisine la promenade des Anglais, ils s’aperçurent qu’on ne les regardait pas avec une sympathie excessive. Les garçons surtout, du haut de leur plastron, laissaient tomber sur eux un dédain à congeler les carafes.

Vous devinez pourquoi ? Nos compatriotes parlaient français, alors qu’autour d’eux résonnaient toutes les langues à change élevé : langue de la livre, langue du dollar, langue du florin, langue de la peseta, et langue de la lire, c’est-à-dire anglais, flamand, espagnol, italien.

Quelle langue pourrions-nous parler ? dirent nos Foréziens. Si on essayait le patois ?

Et à peine avaient-ils commencé de parler patois qu’ils sentirent autour d’eux remonter la température. La considération leur revenait. On les prenait au moins pour des Espagnols.

Voilà qui démontre, une fois de plus, l’utilité du patois.

« La Revue limousine : revue régionale. » 
Limoges, 1926. Illustration : Angelo Garino.

Littérature au poids

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librairie

Une librairie parisienne annonce la mise en vente de la grande Encyclopédie d’histoire naturelle du Dr Chenu, 22 vol. in-4°, avec 9 vol. de tables.

Une réclame formidable est organisée à ce sujet, et, dans le prospectus, entre autres boniments, on lit ce qui suit :

« L’ouvrage pèse 5,400 kilogrammes, et mesure 39 centimètres de hauteur, 29 centimètres de largeur et 5 centimètres d’épaisseur. C’est un monument élevé à la gloire de Paris. »

Nous devons avouer que c’est la première fois que nous voyons annoncer et vendre un livre au poids, comme du sucre ou de la cannelle !…

« Gazette Parisienne. »  Paris, 1890.


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Rareté des livres

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manuscrit

Avant la découverte de l’imprimerie en 1421, à Paris comme ailleurs, les livres manuscrits étaient si rares et si chers, que les étudiants avaient beaucoup de peine à se procurer ceux qui étaient le plus nécessaires à leur enseignement.

Louis XI voulut emprunter auprès de la faculté de médecine les œuvres de Rhasès, médecin arabe. Le responsable de cette faculté exigea du roi une quantité considérable d’argenterie, et de plus, pour caution, un seigneur qui s’engagea par acte authentique de rendre ce livre.

Ce fait prouve, en tout cas, que le manuscrit était précieux, et que le roi n’inspirait aucune confiance.