Louis XVIII

Le Livre d’or

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massénatLe Livre d’or était, dans plusieurs villes d’Italie, le registre officiel où se trouvait inscrit en lettres d’or le nom des plus illustres familles. Le plus célèbre était celui de Venise. Créé à la suite de la Révolution aristocratique, il devint dès lors dans cette république la source unique du patriciat et du pouvoir.

Le Livre d’or divisait la noblesse vénitienne en quatre catégories. Dans la quatrième étaient rangés les membres étrangers à qui la république donnait le titre de noble. On y comptait plusieurs familles françaises, dont, en première ligne, les Bourbons. 

En 1796, le Sénat vénitien ayant appris que Masséna marchait sur Vérone, dit à  Monsieur (devenu Louis XVIII) de sortir du territoire de la république. Ce prince habitant Vérone demanda que le Livre d’or lui fût apporté pour y rayer le nom de sa famille. 

Ce livre fameux fut détruit dans la guerre d’Italie, en 1797. Il n’en existe plus que la copie. Par extension, on donne le nom de Livre d’or aux ouvrages ou sont inscrits des  noms héroïques ou des faits dont on veut perpétuer le souvenir. 

« Nouveauté : modes, ouvrages, variétés, roman. » Paris, 1935.

Le fléau des farfadets

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little-peopleIl vient de mourir à Paris un homme qui, plus que tout homme au monde, mérite que son nom lui survive. Cet homme, c’est M. Berbiguier-de-Terre-Neuve du Thym, surnommé le Fléau des Farfadets. Après avoir consacré ses veilles, usé sa santé, dépensé sa fortune au bien-être de son pays, il a quitté, sur un lit d’hôpital, une vie pleine de travaux utiles et de recherches philanthropiques. Cette vie fut complète, je ne vous la redirai pas, il faudrait la lyre d’Homère. D’ailleurs quelques mots suffiront à vous le faire connaître et regretter. 

M. Berbiguier croyait sincèrement que tous les maux qui accablent en si grand nombre la pauvre humanité sont l’ouvrage d’êtres malfaisants et invisibles nommés farfadets. Et il était convaincu qu’il avait reçu de Dieu le pouvoir et la mission de les détruire. Son oncle, en mourant, lui avait laissé une fortune qui pouvait le faire vivre dans une honnête aisance. M Berbiguier aima mieux l’employer en expériences anti-farfadéennes. Il  commença par acheter un terrain qu’il fit planter en entier de thym, prétendant que c’était la plante mortelle aux farfadets. Ensuite, il brûlait chaque semaine dix ou douze cœurs de bœufs, lardés chacun d’un millier d’épingles noires, et toutes ces épingles traversaient au moins cent mille farfadets. 

Il ne faisait jamais sa chambre, et il voulait que personne ne la fit. Le moindre dérangement aurait désorganisé les batteries qu’il dirigeait continuellement contre les farfadets. Il couchait dans un lit sans draps, recouvert d’une simple couverture, ayant sur sa table de nuit des épingles noires, du poivre et du tabac. Il restait toute la nuit sur son séant, ne dormant jamais, mais fermant les yeux, pour faire croire aux farfadets qu’il était endormi. Quand ceux-ci le croyaient plongé dans le sommeil, ils arrivaient par bandes pour s’emparer de lui. Alors il s’emparait de ses épingles, et v’lan il les enfonçait dans sa couverture, sur laquelle il répandait ensuite des poignées de poivre et de tabac mêlés. 

Le lendemain, il ramassait cette poussière, la mettait dans des bouteilles pleines d’eau qu’il goudronnait avec soin. Et comme le tabac ne se fondait pas et restait toujours en grains, il les montrait comme autant de farfadets qu’il avait faits prisonniers. Il avait loué dans sa maison un petit caveau dans lequel il avait plus de trois cents bouteilles ainsi remplies, et le nombre s’en augmentait tous les jours. 

Couché ainsi dans une couverture criblée d’épingles, on peut penser ce qu’il devait souffrir; son corps n’était que cicatrices. Heureusement pour lui, les farfadets mâles, désespérant de le vaincre, appelèrent à leur secours des farfadètes, qui essayèrent sur l’inflexible Berbiguier l’effet de leurs charmes. Piquées de la résistance que leur opposait leur ennemi, elles allèrent jusqu’à vouloir le prendre de force. Depuis ce temps le fléau des farfadets ne coucha plus qu’avec une culotte de peau, ayant un cadenas fermé à clef pour seule boutonnière. 

Un samedi soir, veille d’une grande revue de la garde nationale que le roi Louis XVIII devait passer au Champs de Mars, M. Berbiguier remarque avec terreur que le temps se couvre et nous menace de pluie pour le lendemain. Plus de doute : ce sont les farfadets ou les libéraux (c’était tout un pour lui) qui veulent empêcher la cérémonie. Heureusement il veille : il prépare un nombre inusité de cœurs de bœufs, il y mêle du soufre, chose encore excellente contre les farfadets, il recouvre tout cela de bottes de thym et il y met le feu. Bientôt une fumée insupportable se répand dans toute la maison, les voisins crient au feu ! les pompiers accourent et entrent chez l’exorciseur que l’on trouve presque asphyxié. Il eut beau crier contre la force armée qu’il traitait de bande de farfadets, il lui fallut renoncer à son expérience. 

Depuis trois ans, autant par pénurie d’argent que par raison de santé, M. Berbiguier ne faisait presque plus d’exorcismes. Il regardait d’un œil de compassion notre pauvre société et il disait d’un air profondément attristé : 

« Que vont-ils devenir quand je ne serai plus ? » 

« Le Voleur. » Paris, 1833.
Illustration : Darby O’Gill and the Little People. Robert Stevenson, 1959. Walt Disney Productions.

Le recensement de Jésus

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creche-noelTous les cinq ans, l’administration française éprouvant le besoin de compter ses têtes de Turcs, nous adresse à propos de recensement,. les/mêmes instructions et les mêmes  questions avec le même déluge de paperasses…

Ce recensement quinquennal, est une cérémonie que la science démographique juge nécessaire pour déterminer la densité des peuples, l’abondance ou le déficit de la natalité, le nombre dès étrangers, le pourcentage des sexes, et quelques autres statistiques ejusdem farinæ, dont le destin habituel est de moisir à la disposition des souris, dans la poussière des archives nationales… Mais l’institution n’est pas nouvelle, puisque la Bible nous raconte déjà comment Moïse, et  plus tard, le roi David, firent procéder au recensement du peuple israélite, dont le nombre d’hommes en état de porter les armes fut évalué la première fois à 603.550, et la seconde à 1.300.000. 

Si Jésus est né fortuitement à Bethléem au lieu de voir le jour à Nazareth, son « domicile légal », c’est à cause d’un recensement général de tous les sujets de l’empire romain, ordonné par César Auguste en l’an 749. Hérode, tétrarque de Galilée, suivant les instructions du souverain, avait  prescrit à tous les Juifs de venir se faire inscrire à leur lieu de naissance. Pour se conformer à l’édit, Joseph qui était originaire de Bethléem, se rendit alors avec Marie dans cette ville située à quatre journées de Nazareth. Ils la trouvèrent déjà encombrée de voyageurs venus pour le recensement, et ne pouvant obtenir de place à l’auberge ils durent chercher un asile dans une grotte où des paysans logeaient leurs animaux. Ce fût là que, pendant la nuit, Jésus vint au monde sur la dure  comme un enfant de  miséreux. Il fut ainsi une des premières victimes de la paperasserie administrative.

En France, ce fut seulement sous Louis XVIII que l’ordonnance du 16 janvier 1822 décida qu’un recensement de la population aurait lieu tous les cinq ans. Celui de 1836 fut particulièrement mouvementé : il se proposait de réviser les propriétés et les biens, en vue d’une nouvelle répartition des impôts, et de nombreux contribuables refusèrent de s’y soumettre. Il y eut de violentes émeutes, notamment à Toulouse qui ne céda que sous la menace des canons.

Le recensement chez nous aboutit toujours, hélas, à des réflexions amères. Tous les pays, sauf le nôtre, voient augmenter le nombre de leurs habitants. La Russie en a 112 millions, l’Allemagne 63, l’Angleterre 49, l’Italie 42, la Pologne 41. Sur les 481 millions que compte l’Europe, la.pauvre France ne peut pas arriver à en posséder 40 millions, quoiqu’il naisse dans le monde 50.000 enfants chaque jour et que la population du globe atteigne aujourd’hui presque 2 milliards d’individus… et il y a encore de la place. 

Espérons que cette fois nous allons avoir une bonne surprise…

« Ric et Rac. » 1931.
Illustration : Les jouets de Charlie Guerrier.

Truffes à la purée d’ortolans

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louis-xviii-orson-wellesLouis XVIII fut non-seulement un grand législateur, mais encore un gastronome consommé. Ses connaissances dans l’art culinaire , son appétit immense, égalaient sa science profonde du régime représentatif, et s’il a des droits à la reconnaissance des citoyens français, son nom doit aussi être béni par les ventrus de toutes les nations. L’estomac serait-il donc plus ingrat que le coeur ? et lorsque tout redit la gloire de l’auteur de la Charte, aurait-on déjà oublié l’immortel inventeur des truffes à la purée d’ortolans ? 

Oui, c’est à ce royal gourmand, c’est à ses sublimes méditations de gastronomie transcendante, que nous devons ce mets divin, ce chef-d’oeuvre inimitable de la poétique culinaire. Voir Naples, et puis mourir ! dit un Italien. Manger des truffes à la purée  d’ortolans, et puis mourir ! dirait M. Piet; oui, mourir !… Trop fortuné duc d’Escars ! tu as connu ce bonheur…. tu as savouré religieusement le fruit délicieux des savantes élucubrations de l’auguste cuisinier. Tu es passé d’un plat de truffes à l’éternité ! Venez, profanes, venez avec nous, jeter quelques fleurs sur la tombe du héros, et écouter l’histoire édifiante du plus beau fait d’armes et du plus beau trépas de la gastronomie moderne ! 

Heureux possesseur de la confiance de son maître, M. le duc d’Escars , premier maître d’hôtel, connaissait seul secret de cette sublime truffe à la purée d’ortolans, qui fera passer à la postérité le nom de son auteur. 

Lorsque l’illustre inventeur voulait se régaler de son mets favori, il faisait appeler le premier maître d’hôtel. Tous deux, dans le silence du cabinet, dans le recueillement de la méditation, troquaient l’hermine et le brocard contre la veste blanche et le bonnet de coton. La porte était fermée à tous les regards, et le grand mot : « M. le duc d’Escars a travaillé dans le cabinet » paraissait le lendemain imprimé officiellement dans les journaux. Mais là ne se bornait pas la tâche du duc d’Escars : après avoir été aide de cuisine, il devenait convive, et dans l’auguste tête à tête, savourait la moderne ambroisie. 

Un jour, la matinée avait été consacrée à l’admirable travail : le succès passa toute espérance : le plat de truffes à la purée d’ortolans était immense, savoureux, embaumant. Les deux illustres gourmands prennent place à un petit couvert, et le plat entier (et il eût suffi à vingt personnes) fut mangé avec art, méthode, raffinement. Cependant, comme les plus belles choses ont aussi un terme, il fallut se soulever de table. Le duc d’Escars se retire, et comme Bacchus, vainqueur des Indes, il rentre triomphant dans son appartement.

Bientôt, dans le vaste château, chacun dort sur les deux oreilles, même ceux qui, dit-on, ne dorment jamais : mais grand Dieu ! quel triste retour des choses d’ici-bas ! le maître d’hôtel  se réveille en sursaut. Il sonne, on accourt. Les médecins lui prodiguent les soins les plus empressés. Le mal fait d’effrayants progrès, il ne laisse bientôt plus d’espoir : le duc voit son état : il songe encore à l’excellent mets qui causera sa mort, et, dans sa reconnaissance et son effroi, il ordonne que l’on se hâte de voler chez son amphitryon, qui, peut-être, court un égal danger…. Il dormait du sommeil de l’innocence et de la digestion !… M. le duc d’Escars est mort !… 

Altéré à cette nouvelle, l’inventeur de la truffe à la purée réfléchit sur la fragilité des choses d’ici-bas, donne un soupir à la mémoire de son fidèle serviteur, puis se laissant aller à un petit mouvement d’orgueil, bien excusable dans une telle circonstance, il s’écrie: 

« J’avais raison de le dire, mon estomac vaut mieux que le sien ! »

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« Journal des gourmands. » 1830.
Illustration : Orson Welles dans « Waterloo » film de Sergueï Bondartchouk. 1970.

Bonaparte et tonton Louis

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On a beaucoup plaisanté le père Loriquet pour une phrase qu’il n’a vraisemblablement pas écrite, celle dans laquelle il aurait déclaré que Napoléon 1er avait été le lieutenant général de Louis XVIII. La plaisanterie était un peu forte, grossière même, et elle a persisté jusqu’à ces derniers temps.

Mais on aurait pu rire à plus juste raison d’un mot étrange de Napoléon 1er, mot vraiment extraordinaire. Quelque temps après son second mariage Napoléon Ier se promenait avec son beau-père l’empereur d’Autriche. Ils causaient de la Révolution Française.

Elle arrivait de bien loin, dit Napoléon 1er, toutefois il eût été facile d’en prévenir les grandes catastrophes, si la faiblesse n’avait pas été le fond du caractère de mon oncle.

L’empereur d’Autriche chercha un moment pour essayer de comprendre de qui Napoléon 1er voulait parler : c’était de Louis XVI, mari de Marie-Antoinette, tante de Marie-Louise. C’est l’empereur d’Autriche lui-même qui répéta ce mot au marquis de Castellentini qu’il avait invité à dîner.

Je fus tout étourdi, ajouta l’empereur François, et bien autrement interdit, lorsqu’après un moment de réflexion, je vis qu’il entendait parler de Louis XVI..

Napoléon Ier se réclamant, comme neveu, de Louis XVI, c’est absolument original.

« Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique. »  Paris, 1892.

Histoire d’un ongle

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Aux premiers temps de la Restauration, le secrétaire du maréchal Macdonald, alors grand chancelier de la Légion d’honneur, vit un jour entrer dans son cabinet un individu assez pauvrement vêtu. Comme il était porteur d’une recommandation de l’aide de camp d’un prince du sang, le secrétaire lui fit pourtant bon accueil.

Monsieur, dit le solliciteur, je viens vous exposer mes titres à recevoir la décoration de la Légion d’honneur; après m’avoir entendu, je ne doute pas que vous ne fassiez droit à ma demande.

Je vous écoute, dit le secrétaire.

L’autre, avant de parler, retira alors de sa poche une petite boîte en chagrin, doublée en velours noir, et en sortit un objet enveloppé d’un papier de soie : il déploya le papier avec précaution, saisit délicatement entre le pouce et l’index l’objet qui y était enfermé et le présenta.

Le fonctionnaire s’attendait à voir un diamant, une pierre précieuse d’un grand prix.

Mais, monsieur, finit-il par dire, au comble de l’étonnement, ce que vous me montrez là est un ongle, si je ne me trompe. Cela ressemble furieusement, permettez-moi de vous le dire, à une plaisanterie ou à une mystification.

Monsieur, répondit le solliciteur, ce n’est ni une plaisanterie ni une mystification.

Et il raconta l’histoire de cet ongle.

C’était en août 1793. La Convention venait d’ordonner l’ouverture des tombeaux de Saint-Denis. Le quémandeur de croix avait alors suivi la foule, et, s’étant approché du cercueil de Louis XIV, avait dérobé l’ongle du gros orteil du pied droit du « grand roi». Il l’avait conservé et gardé…  jusqu’au moment où il pourrait faire valoir cet acte de « dévouement», comme il disait.

Le secrétaire était fort embarrassé. Intérieurement, il avait grande envie de rire, mais ne pas tenir compte de cette action « méritoire », c’était peut-être s’exposer à ne pas attacher assez d’importance aux souvenirs de la dynastie ! Et l’on sait si, en ce temps-là, les royalistes faisaient preuve de zèle !  Il prit le parti le plus sage : celui d’en référer à son supérieur. 

Celui-ci, qui, malgré son royalisme, était demeuré un soldat et estimait que l’ongle de Louis XlV n’était qu’un ongle comme les autres, se trouva très perplexe à son tour.

Louis XVIII fut consulté et n’hésita pas à déclarer que le fait d’avoir sauvé du désastre une pareille épave méritait les plus grands honneurs. Notre homme fut donc fait chevalier, comme il le désirait ! Le précieux ongle lui fut, en outre, acheté très cher.

Mais on n’osa jamais approfondir si l’on n’avait pas eu affaire à un simple farceur… très ingénieux, du reste.

« La Revue des journaux et des livres. » Paris, 1885.

Les deux poires de Montreuil

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Louis XVIII

Louis XVIII se faisait rarement attendre; Il disait que l’exactitude était la politesse des rois. Il l’observait surtout à l’heure du dîner, car on sait que ce prince aimait la bonne chère, et était grand amateur de primeurs. Il fallait, pour lui, récolter du chasselas au mois de mal, des petits pois en janvier et des poires en mars. Un jour à la fin de janvier, le père Étienne, son jardinier à Montreuil, lui envoya, par son fils, deux poires énormes et conservées dans toute leur beauté.

Le Jeune villageois arrive aux Tuileries à l’heure du déjeuner. Au dessert, un adroit courtisan place ces deux beaux fruits en vue du roi, au milieu de la table, et annonce qu’ils sont envoyés par la commune de Montreuil. L’auteur de la Charte ordonne que l’on introduise Etienne, le représentant de cette commune, et que tout le monde se retire. On obéit.

Oh ! les beaux fruits ! s’écrie aussitôt le roi resté seul avec Étienne. Celui qui les a fait pousser à force d’art et de persévérance mérite d’être récompensé. Demande-moi quelque chose, mon garçon ! demande.

Oh ! oh !

Quoi ! que veux-tu ? tu n’oses répondre ! tiens, voilà d’abord pour ton habileté; ensuite j’aurai soin de te payer de tes peines. 

Et il lui présente une des deux poires; puis lui-même prend l’autre, mord à belles dents, et, en exprimant vivement le plaisir qu’il éprouve:

Allons, prends donc !

Ho ! je n’oserais, dit Étienne.

Je l’ordonne.

Étienne avance la main, prend la poire, tire son couteau de sa poche, et commence à la peler.

Butor, que fais-tu ? gâter un si beau fruit ! regarde-moi, je la mords avidement; fais comme moi. Eh bien ! allons donc.

Oh ! que non !

Pourquoi ? dit pourquoi ! je le veux.

Eh bien ! c’est que, voyez-vous, sire, y en a une qu’est tombée le long de la route ; je n’oserais dire où, et je ne sais pas laquelle… 

Nous ne savons pas si le roi acheva sa poire.

Les mille et une anecdotes comiques, calembours, jeux de mots, énigmes, charades, […]   Passard, Paris, 1854.