marin

Une jolie superstition 

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Au pays de Bretagne où règnent de nombreuses légendes, il est une superstition populaire charmante, parce qu’elle n’est aucunement égoïste, ni personnelle.

Lorsqu’un convive heurte par mégarde son verre et en fait tinter le cristal, il lui faut :

L’arrêter du doigt
Ce qui sauve un marin qui se noie.

Peinture : Alfred Guillou.

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Modestie

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Ambroise Louis Garneray, avant de devenir un remarquable peintre, avait été un intrépide et bon marin.

Il fut  l’un des lieutenants de notre célèbre corsaire Surcouf dans le combat victorieux et pourtant si disproportionné de la Confiance contre le Kent. Dans le tableau qu’il fit de cette action, cinquante ans après le jour où elle avait été livrée, refusa péremptoirement de placer son propre portrait.

J’étais, disait-il, sur l’avant, enveloppé par la fumée des canons. Pour rendre mon portrait visible, il faudrait m’attribuer une autre place que celle que j’ai occupée dans ce combat. Je ne commettrai jamais un tel mensonge.

« Almanach de la littérature, du théâtre et des beaux-arts. » Paris, 1859. 

John Paul Jones

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L’intrépide marin dont on vient de retrouver la dépouille à Paris, et qu’une députation des Etats-Unis est venue chercher en grande pompe, était né en Ecosse et servit d’abord dans la marine marchande.

Il se trouvait aux Etats-Unis, lorsque ceux-ci songèrent à créer une flotte pour combattre les vaisseaux des Anglais, qui ne voulaient pas reconnaître leur indépendance. Il fut mis à la tête d’une des frégates de l’Union et se rendit en Angleterre où il réussit à incendier le port de Whitehaven et à s’emparer du château de Selkirk. L’année suivante, il ravageait de nouveau les côtes de l’Angleterre, avec une escadrille que lui avait fournie le gouvernement du roi Louis XVI.

Le 22 septembre 1778, il osa attaquer, avec une frégate, un gros vaisseau anglais, dont il s’empara à l’abordage. Il le ramena en France où on l’accueillit avec enthousiasme. Louis XVI lui donna une épée d’or. Le congrès de Philadelphie lui vota aussi des félicitations et une médaille d’honneur.

Quand la paix eût été conclue entre les Etats-Unis et l’Angleterre, c’est-à-dire que celle-ci eût reconnu officiellement l’indépendance du nouveau pays, Paul Jones servit quelque temps dans la marine russe, avec le grade de contre-amiral. Puis il revint en France, où il mourut en 1789. L’Assemblée Législative se fit représenter à ses funérailles.

« Le Journal du dimanche : gazette hebdomadaire de la famille. »  Paris, 1905. 

Le philosophe et le matelot

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bateau-de-pêche

Un philosophe demanda un jour à un matelot

Mon ami, où est-ce que ton père est mort ?

Dans un naufrage, répondit le matelot.

Et ton grand-père ?

Comme il allait à la pêche, il s’éleva une tempête furieuse qui le fit périr avec sa barque.

Et ton bisaïeul ?

Il périt aussi dans un navire qui alla se briser contre un écueil.

Comment donc, reprit le philosophe, oses-tu te mettre sur mer, puisque tous tes ancêtres y ont péri ? Il faut que tu sois bien téméraire.

Monsieur le philosophe, reprit le matelot, où est-ce que votre père est mort ?

Fort doucement dans son lit.

Et vos ancêtres ?

De même, fort tranquillement dans leur lit.

Eh ! monsieur le philosophe, dit le matelot, comment osez-vous donc vous mettre au lit, puisque tous vos ancêtres y sont morts ?…