Morbihan

Ponts hantés

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Certains ponts  passent pour être hantés, et les voyageurs peureux ne se hasardent pas trop à y passer à une heure avancée de la nuit. Dans la commune de Saint-Gérand (Morbihan), se trouvent deux de ces ponts situés sur le canal de Nantes à Brest.

Les gens de l’endroit racontent que l’un d’eux, le pont de Kergoet, est hanté la nuit par une femme qui vient laver du linge auprès. On dit que c’est une femme épileptique qui s’est noyée près de ce pont en lavant du linge et qu’elle y revient pour faire sa pénitence. Si elle pouvait toucher un passant elle l’entraînerait dans le canal, où elle a, dit-on, son trou, mais les gens qui passent en cet endroit ont bien soin de s’écarter le plus possible du lieu où elle vient laver.

L’autre pont hanté est celui de Saint-Caradec sur lequel passe le chemin de fer (ligne de Saint-Brieuc à Vannes). Il y vient la nuit un esprit qui crie comme s’il demandait du secours. Plusieurs personnes affirment l’avoir entendu crier, et croyant que c’était quelqu’un qui appelait au secours elles se hâtaient de courir à son aide. Mais avant d’être arrivées au pont, elles voyaient comme la silhouette d’un homme se précipiter dans l’eau qui bouillonnait comme si elle recevait un corps quelconque. Arrivées sous le pont, elles n’entendaient, elles ne voyaient plus rien.

« Société des traditions populaires. »Musée de l’homme; Paris, 1892.

Les sorciers voleurs de beurre

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C’est dans la journée du 1er mai que les sorciers ont le pouvoir de jeter des sorts sur le lait et sur le beurre et de se l’approprier d’une façon mystérieuse. Voici ce qu’on pratique dans les environs de Lorient pour se garantir de leurs maléfices.

On commence par faire sortir les bestiaux de l’étable que l’on nettoie à fond, puis on va chercher des ronces, du laurier, du sureau, des morceaux de cuir, etc., que l’on fait brûler tout autour de l’étable dans des pots remplis d’avance de charbons allumés.. On fixe ensuite aux murs un grand nombre de branches de sureau. Quand ces préparatifs sont terminés, on fait rentrer les vaches dans l’étable, à reculons, cérémonie qui doit empêcher les voleurs de beurre d’exécuter leurs larcins (1)

Ce n’est pas tout, il faut encore se procurer une ronce ayant une racine à chacune de ses extrémités, (ce qui, paraît-il, peut se trouver assez facilement) et la fixer sous forme de demi- cercle au-dessus de la porte de l’étable.

(1) Cet usage de faire rentrer les vaches dans l’étable à reculons se rattache vraisemblablement à un épisode du mythe d’Hercule.

« Mélusine. » Paris, 1878.