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Le record de la mortalité guerrière 

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Jusqu’à présent, ce sont les Américains qui prétendaient détenir le record de la mortalité guerrière, parce que, à la bataille de Santiago, ils étaient arrivés à tuer un homme par 2.250 balles tirées. 

La guerre russo-japonaise vient de battre le record, puisque d’après la statistique, on  pourrait compter en Extrême-Orient un mort sur 190 balles échangées. Durant la guerre de 1870, la moyenne fut de 300 balles pour un mort. Auparavant, à Solférino, il avait fallu 700 balles peur tuer un homme. Et, si les statistiques du commencement du siècle sont exactes, il fallait jusqu’à 3.500 balles, dans des batailles comme Austerlitz et Wagram, pour tuer un homme. 

Evidemment nous sommes en progrès dans l’art de tuer nos semblables. 

« Touche-à-tout. » Paris, 1904.

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Le piano homicide

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Il paraît que le piano a autant d’ennemis au-delà du Rhin que chez nous. Des médecins allemands viennent de constituer une ligue contre l’abus du piano. Ils certifient que la pratique prématurée de cet instrument est la cause de nombreux troubles nerveux.

Ils rendent le clavier sonore et trépidant responsable des névropathies féminines et ils donnent comme argument probant la mortalité précoce qui a souvent frappé les pianistes en renom.

Mozart, Chopin, Mendelssohn, Schumann sont morts à la fleur de l’âge.

Les docteurs allemands demandent donc, pour conclure, que les études du piano ne commencent jamais avant l’âge de seize ans. A cet âge, il est à prévoir que beaucoup renonceront à une étude ingrate entre toutes au début. Et c’est bien là-dessus que comptent les médecins dont le voeu, très probablement, restera  lettre morte.

« Magazine universel. » Paris, 1903.