moustaches

Barreau et moustaches

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avocat

Les journaux de ce matin racontent que M. le président Delangle n’a pas permis à un licencié en droit de prêter serment, comme avocat… parce qu’il avait des moustaches.

J’aimerais mieux qu’on sacrifiât le serment que les moustaches. Le premier expose à des parjures, le second expose tout au plus l’harmonie du visage, et encore ! Combien de gens n’auraient pas véritablement de figure, s’ils n’avaient pas de moustaches ?

Je sais bien que les habitudes de la magistrature excluent formellement les moustaches. Il me semble que si j’étais maître de trancher la question, j’ordonnerais, au contraire, par pudeur, que les moustaches fussent maintenues très longues et très épaisses, de manière à bien cacher la bouche.

La bouche de certains avocats, n’est-ce pas là l’indécence à dissimuler ?

« Le Chroniqueur de la semaine : critique, salons, théâtres, coulisses… »   Paris, 1856.

Ps :Particulièrement  ravi d’être de retour parmi vous. Bonne journée à toutes et à tous !   3

Mortelles moustaches

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moustache4

Mesdames, Mesdemoiselles, ne vous laissez plus prendre un baiser par un porteur de moustaches ! Que votre époux ou que votre fiancé fasse tomber sous le rasoir cet ornement dangereux.

La North American Review raconte qu’on vient de faire une expérience concluante en Amérique. Deux jeunes gens, l’un rasé, l’autre la lèvre ornée de moustaches furent invités (charmante invitation) à déposer un timide baiser, à tour de rôle, sur l’épiderme délicat d’une jeune fille, qui voulut bien se dévouer pour cette cause intéressant l’humanité. Une brosse stérilisée recueillit les microbes (quelle horreur !) laissés sur la fraîche joue de la jeune personne et furent enfermés dans un tube de verre.

Alors… Au bout de quatre jours, dit la North American Review, les tubes furent ouverts. Celui qui contenait les résidus provenant du baiser de l’homme aux lèvres rasées était couvert de taches. Chacune d’elles contenait une colonie de germes et de ferments à peu près inoffensifs. Le tube du jeune homme à moustaches regorgeait, au contraire, de bacilles appartenant aux espèces les plus dangereuses. Bacille de la tuberculose, bacille de la diphtérie, germes de la putréfaction, tout s’y trouvait, même un duvet provenant de la jambe d’une araignée. Les résultats de cette expérience étaient si effrayants que personne n’osa les faire connaître à la jeune-fille.

Et la North American Review s’écrie à la fin :

« Si une femme pouvait voir avec un microscope tous les germes mortels qui sont accumulés dans la moustache d’un homme, jamais elle ne se laisserait embrasser par lui. » 

Nous voilà avertis. Qu’en pensez-vous, messieurs ?

« Touche à tout. » Arthème Fayard, Paris, 1908.

Les moustaches improvisées

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hussard

Il arrive tous les jours de malheureux événements par défaut de prévoyance.

Dernièrement une jeune fille s’est avisée de flairer un flacon qui renfermait une essence pour faire pousser les cheveux.

L’on ne sait si c’était de l’huile de Macassar ou de l‘huile d’Alcibiade; mais, depuis cet instant, la pauvre jeune personne a des moustaches comme un hussard.