New-York

De plus en plus fort 

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houdini

Le célèbre illusionniste américain, Houdini, avait juré qu’il accomplirait, à l’aide de subterfuges dont il a seul le secret, des faits aussi extraordinaires sinon davantage, que ceux que promettait d’accomplir le fakir égyptien, Rahman Bey, actuellement à New York. 

Son pari fut pris au sérieux et Rahman Bey déclara qu’il se laisserait descendre au fond de l’Hudson, enfermé dans un cercueil étroitement étanche. Mais cette performance fut accomplie dans des conditions telles qu’elles ne satisfirent point les experts. Houdini, piqué au jeu, déclara qu’il allait faire la même chose.

Effectivement, on l’enferma dans un cercueil qui fut ensuite plongé dans le fleuve Hudson à une profondeur  considérable. Houdini avait demandé que l’on ramenât le cercueil sur la berge après une heure et demie de plongée. Une heure et demie après, en effet, le cercueil fut ramené à flot et rouvert. Houdini en sorti aussi gaillardement que quand il y était entré, ayant seulement les jambes un peu engourdies. 

Et voilà ! dit-il simplement. J’ai accompli cet exploit grâce à un truc de magicien dont je possède le secret. 

Mais il refusa de dévoiler ce fameux secret. 

Le docteur Carrington, membre de la Société des recherches psychiques, qui assistait à cet événement, a déclaré « n’y rien comprendre ». Des médecins venus de l’hôpital Bellevue ont dit à leur tour qu’il était impossible à un homme normal de vivre enfermé dans le cercueil scellé où Houdini avait pu continuer à vivre… pendant une heure et demie. 

« Les Spectacles d’Alger. » Alger, 1932.

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Police d’assurance

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couple

Toujours en veine de nouveautés, certains Yankees viennent de constituer à New York  une société d’assurances contre l’adultère féminin et cette société compte déjà de nombreux clients. 

Celui qui désire s’assurer doit obligatoirement répondre à un questionnaire des plus détaillés : Quel est votre âge? Celui de votre femme ? Depuis combien de temps êtes-vous marié ? Quel est le tempérament de votre épouse ? Est-elle nerveuse ou lymphatique ? Lit-elle des romans ? S’habille-t-elle d’une manière dispendieuse ? Est-elle jolie et coquette et a-t-elle beaucoup de cousins ? etc., etc. 

Lorsque le postulant a répondu à ces multiples questions, la société après enquête lui délivre sa police d’assurance. Bien entendu la prime varie selon l’âge du mari et la beauté de la dame. On cite le cas d’un vieux podagre qui ayant épousé une jeune et charmante personne acquitte des droits considérables. 

Les détectives de la société qui veillent sur l’honneur de l’ « assurée » avisent bien entendu le mari, dès qu’il y a menace de sinistre. 

A quand pareille société en France ? 

« La Pomme cuite. » Paris, 1916.

Singulière Association 

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Il vient de se fonder, à New York, une association féminine évidemment sans précédent. Le but de cette Société, qui compte déjà de nombreuses adhérentes, est de faciliter le mariage des hommes infirmes, bossus, bancals, aveugles, manchots, etc. 

Les sociétaires doivent être âgées de trente ans au maximum, jouir d’une excellente santé et être pourvues de charmes physiques qui constituent la beauté féminine. 

Elles s’engagent, par écrit, en entrant dans l’Association, à n’épouser qu’un homme infirme ou contrefait. Elles sont même tenues de prendre pour mari le candidat que leur présente le Comité directeur de la Société. Il leur est seulement loisible de choisir entre plusieurs prétendants. 

« L’Athlète. » Lille / Roubaix, 1897.

Un audacieux brigand 

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Un des plus singuliers mystères des Etats-Unis c’est la sécurité avec laquelle certains brigands du Far West et des Etats ou territoires de la côte du Pacifique peuvent entasser vols sur vols et meurtres sur meurtres.

L’un des plus remarquables spécimens de ce genre de sportmen, (car ces messieurs se considèrent comme tels) est un certain dévaliseur de trains qui opère lui-même sur la frontière de l’Arizona et du Mexique. Certains le croient de sang mêlé de blanc et d’Indien, mais il n’en est rien. Géroninio (c’est son nom de guerre) est simplement un Irlandais du nom de White, venu à Tombstone il y a quelque trois ans, et qui n’a jamais fait honnêtement oeuvre de ses dix doigts.

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Joueur de profession, mais trouvant que la fortune ne le favorisait pas assez vite, il se lança dans une carrière de crimes plus rémunérative. Le plus souvent seul, et parfois avec un confédéré du nom de Frederico, arrête les trains sur les lignes Atchison et Southern Pacific, force, le pistolet au poing, les voyageurs à lever les bras en l’air et à se laisser fouiller par lui de la main qui lui reste libre, et se fait bon an, mal an, de 250 à 275,000 fr. à cet ingénieux ou tout au moins audacieux métier. 

Et, dans ces trains pris d’une panique inexplicable, il n’est encore venu à la pensée de qui que ce soit de lui brûler plus ou moins proprement la cervelle. Et la police, qui sait, ou devrait savoir où ils se trouve entre chacune de ses audacieuses expéditions, n’ose pas le toucher du bout du doigt, malgré les 30,000 fr. de récompense offerts pour sa capture par les gouverneurs d’Arizona et de Sonora.

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C’est qu’il a déjà tué plus de vingt mineurs, voyageurs ou détectives, et personne ne se soucie de partager leur sort. Tout homme visé par lui était d’avance un homme perdu. Et, sans l’ombre de vergogne, il visite, quand il lui plaît, les villes les plus civilisées de la frontière, y boit, mange, joue au billard, puis s’en retourne tranquillement dans les bois ou ailleurs, sans être suivi ni molesté par personne.

Son dernier exploit a été le vol d’une somme énorme à la Compagnie de messageries Wells et Fargo, de San Francisco. Toute la presse du Nord essaie par ses railleries de secouer l’apathie de la police du Pacific, mais autant en emporte le vent. Les journaux de l’Arizona se contentent de crier aux confrères de New York : 

« Venez donc essayer, vous autres ! »

« L’Oued-Sahel. » 1889.
Peinture de Dave White.
Photos : « Il était une fois dans l’Ouest. » Sergio Leone, 1969.

Vitesse et lenteur

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La vitesse ! tout est à la vitesse. On n’entend, on n’apprécie, on ne respecte que ce mot-là ! Sur terre, le capitaine Malcom Campbell, à bord de sa Miss Blue-Bird  (Oiseau bleu) de 1.400 chevaux, a battu de loin sur la plage de Daytona-Beach le record automobile de feu Segrave qui était de 371 km.679 à l’heure. Dans l’air, le major anglais Orlebar a dépassé en hydravion le 625 à l’heure…

M. Louis Blériot a créé voici trois mois une Coupe Internationale de vitesse des mille kilomètres, dotée d’un objet d’art challenge d’une valeur de 100.000 francs, qui sera attribué provisoirement, à l’aviateur ayant atteint 600 kilomètres à l’heure et définitivement à celui qui aura-réalisé la vitesse horaire de 1.000 kilomètres… Nous verrons cela bientôt sans doute. Enfin, on parle, plus, que jamais de la fameuse fusée, du professeur Oberth de Vienne, qui demain… ou après-demain, nous transportera en une petite demi-heure de Paris à New York, juste le temps qu’il faut pour aller aujourd’hui « de l’Odéon pensif aux tristes Batignolles » !

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Mais tant de vitesse, c’est fatigant à la fin. Occupons-nous donc plutôt de la douce et reposante lenteur, cela nous calmera les nerfs… Car n’en déplaise à M. Malcom Campbell, le record de lenteur en automobile a, lui aussi, son petit intérêt sportif, ne serait-ce que pour les escargots. Son détenteur actuel est M. Ulrich, qui l’a battu officiellement le septembre 1930 dans la huitième course de côte au ralenti organisée par la Commune Libre de Montmartre.Sur la montée tortueuse de la rue Lepic, M. Ulrich réalisa ce dimanche-là une magnifique performance : il effectua ce parcours de 670 mètres en 1 heure 50 minutes 23 secondes et 3/5.

Ce qui représente une moyenne de 6 mètres à la minute et de 264 mètres à l’heure.

« Ric et Rac. » Paris, 1931.

Les serpents sont-ils sourds ?

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Tout le monde sait avec quelle vivacité les reptiles fuient au moindre bruit.

Il semble dès lors audacieux d’affirmer qu’ils sont sourds. C’est pourtant ce que soutient un spécialiste, M. Clyde Gordon, directeur du zoo de Staten Island (New York), qui part en guerre contre les fakirs hindous et autres charmeurs de serpent, qu’il n’hésite pas à traiter de farceurs.

M. Clyde Gordon s’est livré à la démonstration suivante : devant un cobra couché, il a porté à ses lèvres une flûte qu’il a agitée comme le font les charmeurs de serpent, mais sans souffler. Le cobra s’est aussitôt dressé, dodelinant de la tête, puis s’est agité de plus en plus, jusqu’au paroxysme de l’excitation nerveuse.

Sans musique, M. Clyde Gordon est donc arrivé au même résultat que les fakirs avec leur flûte merveilleuse.

« Qui ? : le magazine de l’énigme et de l’aventure. » Paris, 1946.

Bars recyclés

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Depuis que la vente et la consommation de l’alcool ou des boissons alcoolisées sont interdites aux États-Unis, la vie du pays s’en trouve singulièrement changée.

Les cafés n’existent pas en Amérique, mais les bars y étaient extrêmement nombreux. Les commerçants qui vivaient de la vente des boissons ont dû chercher d’autres occupations et on transforme, actuellement, tous les bars. Beaucoup sont déjà devenus des librairies. L’une de celles-ci a été inaugurée récemment à New York par des hommes de lettres.

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Un bar recyclé servant des jouets : quelle bonne idée ! 😀

« Le Miroir. »Paris, 1919.