Nouvelle-Calédonie

Mots d’hier

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Les phoques de l’Institut

samisIl paraît qu’actuellement le soleil diminue de 23 centimètres par jour, huit kilomètres par siècle.

D’après sir Robert Hait, l’astre a perdu 80 kilomètres depuis le temps de  l’empereur Auguste et dans huit mille ans, il sera réduit de moitié.

En ce temps encore lointain, ajoute un commentateur, les Lapons camperont sur la Seine, et là où fut l’Institut, les phoques prendront leurs ébats sur la glace.

« L’Universel. » Paris, 1903.

Grenouilles

grenouillesVous avez dû lire, comme moi, ces temps derniers, la dépêche sensationnelle qui nous annonçait qu’à Osnes (Ardennes), une pluie soudaine de grenouilles s’est abattue sur le village. 

Ce phénomène est beaucoup plus fréquent qu’on le suppose. 

Il n’est pas de jour où il ne se produise sur divers points de Paris, à l’heure de l’apéritif.

« Le Journal amusant. » Paris, 1924.

L’oiseau jardinier 

oiseau jardinierCe sont les indigènes qui ont donné ce nom à un oiseau de la Nouvelle-Calédonie : l’amblyornis inornata pour les naturalistes. C’est une espèce de passereau qui fait preuve d’un goût remarquable dans la construction de son home.

Pour cela il choisit, dans une clairière isolée,  un arbuste lisse autour duquel, comme pilier, il établit une petite butte de branchages, haute de quarante centimètres, qu’il tapisse intérieurement avec de la mousse. Cela fait, il sème devant l’entrée des graines de différentes plantes. Il combine les espèces florales de façon à obtenir un parterre fleuri du plus heureux effet.

L’amblyornis est non seulement jardinier, mais coloriste.

« L’Universel. » Paris, 1903.
Illustration de John Gould.

Il avait la vocation

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chirurgien

Vous souvenez-vous de Manda, le célèbre chef des Apaches ? qui passionna tout Paris il y a quelques années, avec sa charmante amie qui répondait au brillant surnom de Casque d’Or.

On l’expédia à la Nouvelle-Calédonie, où il se conduit fort bien et travaille avec beaucoup d’assiduité… pour arriver à être chirurgien. Il manie déjà, assure-t-on, le bistouri avec une grande dextérité.

Il avait commencé par le surin !… Il finira par faire un excellent chirurgien.

« Le Journal du dimanche : gazette hebdomadaire de la famille. »  Paris, 1905.
Image d’illustration.

Le planton du ministère

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Charles-Rigault-de-Genouilly.

En 1869, un lieutenant de vaisseau, M. Lulier, de caractère un peu vif, se livra, à la suite d’une discussion d’ordre personnel, à des voies de fait sur l’amiral Charles Rigault de Genouilly qui était ministre de la Marine.

Pour prévenir le retour de pareil fait, on décida d’installer un planton, qui est relevé de trois heures en trois heures, et qui aurait pour mission de protéger le ministre de la Marine contre ceux qui voudraient s’approcher trop près de lui.

M. Lullier, qui fut membre de la commune, est mort et enterré en Nouvelle-Calédonie; l’amiral Rigault de Genouilly est mort aussi depuis longtemps. Mais le planton demeure immuable pour protéger le ministre de la Marine.

Espérons qu’il n’en aura pas l’occasion !

 

« Le Journal du dimanche : gazette hebdomadaire de la famille. »  Paris, 1905.