obéissance

La paix chez soi

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menage-querelle.L’article 213 du code civil ayant été modifié, aucun texte de loi n’énoncera plus dorénavant que « la femme doit obéissance à son mari ». Ce devoir était d’ailleurs une chose bien périmée, et il y a belle lurette que l’obéissance de Madame n’est en réalité qu’une bonne plaisanterie ou, si vous préférez, une mauvaise blague.

Nous sommes loin des temps féodaux, où la femme était une sorte d’esclave, et où la coutume disait fort doctoralement :

« Tout mari peut battre sa femme quand elle ne veut pas obéir à son commandement… pourvu que ce soit modérément et sans que mort s’ensuive. »

En Angleterre, les anciennes lois de Galles déclaraient pareillement :

« Tout mari pourra donner à sa femme trois coups avec un bâton, sur toute autre partie du corps que la tête, s’il la surprend avec un autre homme, si elle dissipe ses biens, si elle le tire par la barbe ou si elle lui donne des noms injurieux. Mais s’il la bat plus sévèrement ou pour des motifs plus légers, il payera une amende.« 

« Ric et Rac : grand hebdomadaire pour tous. »  Paris/Clermont-Ferrand. 1938.
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Correspondance

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courrier-couple

Un mari a-t-il le droit de lire la correspondance de sa femme ? Bien vieille question, que la conférence des avocats vient encore de discuter. Il y a dix ans, cette même question fut posée devant la même conférence, qui la résolut par l’affirmative en vertu du principe que « la femme doit obéissance à son mari ».

Plus galant, plus respectueux de l’honneur de la femme, et plus croyants en sa vertu, les avocats de nos jours ont déclaré que le mari n’avait pas le droit de contrôler la correspondance de sa femme. Ils considèrent qu’il serait exorbitant de reconnaître un tel droit au mari.

La question s’est posée aussi devant les tribunaux; et si ceux-ci. reconnaissent la puissance du mari, ils y apportent un correctif : car, par une jurisprudence dès longtemps établie, ils ont reconnu que « le mari d’une femme vertueuse qui exercerait ce contrôle se rendrait coupable envers, elle d’une injure grave ».

« Le Journal du dimanche : gazette hebdomadaire de la famille. »  Paris, 1905.