Oscar Comettant

Invention du spiritisme

Publié le

spiritismeM. Oscar Comettant raconte ainsi l’origine du spiritisme : 

J’ai fait, je m’en flatte, une guerre assez suivie à la doctrine du spiritisme. L’ayant vu inventer en Amérique par un brave père de famille à bout de ressources nommé Fox, du village d’Ysdeville, qui avait deux filles à nourrir et à doter, j’en connais les détours. L’invention réussit à merveille, et ce bon M. Fox put se retirer des affaires avec une honnête aisance, après avoir mis entre les mains de ses héritières une industrie parfaitement appropriée au sexe faible, en ce qu’elle n’est pas salissante, n’exhale aucune mauvaise odeur, et n’exige que de la présence d’esprit et point de fatigue. 

Cependant bien des gens m’ont dit :

 Vous ne voulez donc pas croire au spiritisme ? 
— Non, je ne le veux pas. 
— Vous avez peut-être tort. Il y a quelque chose. 

Certainement oui, il y a quelque chose, et grâce à M. Faulkner, fabricant d’instruments de physique à Londres, personne n’en saurait plus douter. 

Lisez le Standard, et après lui l’International, et vous apprendrez, aimables crédules, moutons du merveilleux que toujours on tondra, que M. Faulkner a fourni durant de longues années un grand nombre d’aimants et de batteries électriques construites expressément pour être cachées sous le plancher, dans les placards, sous les tables et même dans l’intérieur des tables. 

Il déclare aussi avoir fabriqué des quantités assez considérables de fils de fer destinés à être dissimulés sous les tapis, les boiseries, les chambranles des fenêtres, etc. C’est au moyen de ces fils et de ces batteries que se manifestaient les esprits frappeurs et que les tables exécutaient des sarabandes. Les communications s’établissaient au moyen de petits boutons en métal ou de clous à grosse tête fixés sous le tapis, à un endroit connu seulement du spirite. 

Ce même M. Faulkner nous apprend aussi qu’il fabriquait des batteries pour les poches, des tambours battant d’eux-mêmes, des cloches sonnant à toute volée , etc. 

« Almanach astrologique. » Paris, 1871.

Publicités