Étiquette : ovni

Le mystère des cloches de Pâques

ovni

Il existe, dans l’histoire du folklore, un mystère qui intrigue depuis toujours les spécialistes des traditions populaires. C’est celui qui s’attache à l’origine des « cloches de Pâques ».

Lorsque, au VIIIème siècle, l’Eglise, en signe de deuil, interdit de sonner les cloches pendant les trois jours qui précèdent la fête de la Résurrection, les braves gens inventèrent un conte fort étrange : « Du jeudi saint au samedi saint, dirent-ils, les cloches quittent leurs clochers, s’envolent et vont à Rome… »

Sachant que les légendes tirent presque toujours leur origine d’un fait réel, on peut se demander quel phénomène étrange a pu amener nos ancêtres à imaginer une pareille fable. Car on n’a jamais vu des cloches voler dans le ciel. Jamais ? Qui sait…

Ne souriez pas et penchez-vous avec moi sur une chronique du VIème siècle qui va peut-être nous fournir l’explication que nous cherchons.

Cette chronique a pour auteur le moine Grégoire de Tours. Rapportant tous les faits importants de son époque dans son Histoire des Francs, le digne homme écrit qu’en 584, « il parut dans le ciel des rayons brillants de lumière qui semblaient se choquer et se croiser les uns les autres; après quoi, ils se séparaient et s’évanouissaient. »

L’année suivante, il note : « Au mois de septembre, certains ont vu des signes, c’est-à-dire de ces rayons ou coupoles qu’on a coutume de voir et qui semblent courir avec rapidité dans le ciel. »

Deux ans plus tard, le moine écrit encore : « Nous vîmes pendant deux nuits de suite, au milieu du ciel, une espèce de nuage fort lumineux qui avait la forme d’un capuchon. »

Une coupole, un capuchon, voilà des objets qui ressemblent beaucoup à une cloche. Dès lors, ne peut-on penser que ces apparitions mystérieuses, observées par les contemporains de Grégoire de Tours, sont à l’origine de la fable populaire ?

Mais qu’étaient donc ces engins extraordinaires qui circulaient dans l’atmosphère? Leur description ressemble étrangement à celle de nos modernes OVNI dont certains ont, très exactement, la forme d’une coupole, d’un capuchon, en un mot, d’une cloche…

Ecoutons un témoin qui, le 2 octobre 1954, a vu un de ces objets au-dessus de Quinay-Voisin, près de Melun :

 — L’engin, dit-il, est passé dans le ciel à vive allure. Il venait du nord et avait la forme d’une coupole … Il ne faisait aucun bruit et brillait comme de l’aluminium… En quelques secondes, il s’immobilisa au-dessus d’un bois. Je le vis alors se balancer un long moment; puis il repartit à une vitesse stupéfiante et disparut.

Autre témoignage : le 24 juin 1962, vers 15 heures, un garagiste qui faisait une course aux environs de Nice voit soudain quelque chose de lumineux dans le ciel :

— J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une boule, déclara le garagiste. Puis lorsque la chose s’est approchée, j’ai vu qu’elle avait la forme d’un bol renversé. Cette chose tourna au-dessus de la colline, comme si elle cherchait à atterrir. Puis elle lança des éclairs et s’éleva verticalement à une grande vitesse. Alors je la perdis de vue.

Troisième témoignage, plus précieux encore : le 19 juin 1971, un ancien officier américain roulait sur une route de Georgie lorsqu’il aperçut au-dessus d’un bois un énorme objet scintillant glissant sous les nuages.

—  Cet objet, dit-il, avait la forme d’un casque allemand ou d’une clocheIl était assez haut, mais je pense que son diamètre pouvait être égal à l’envergure d’un Boeing. Intrigué, je stoppai et arrêtai mon moteur. L’objet continuait d’avancer lentement sans faire de bruit. Puis il se mit à tourner autour d’un point qui me sembla être un petit lac situé non loin de l’endroit où je me trouvais. Pendant qu’il faisait sa ronde, des lueurs rouges apparurent sur ses parois, comme si des hublots s’allumaient. Puis tout s’éteignit et l’objet démarra brusquement et disparut dans les nuages.

Alors, que conclure ? Que les hommes du VIème siècle ont peut-être reçu la visite d’un engin comparable à ces OVNI qui se promènent dans notre ciel et dont les journaux nous rapportent périodiquement les étranges évolutions ? Dans ce cas, les « cloches de Pâques » seraient entrées dans nos traditions à cause d’un objet en forme de coupole qui venait peut-être d’un autre monde et qui avait émerveillé les hommes de l’an 584…

« Histoires fantastiques. »  Guy Breton, 1983.

Visions d’un monde parallèle

ronde-des-farfadets

En septembre 1768, un jeune homme de seize ans se rendait à l’Université de Leipzig avec deux passagers de Francfort. La plus grande partie du voyage s’était déroulée sous la pluie et la voiture avait parfois du mal à monter les côtes. Une fois, alors que les voyageurs avaient quitté leur siège pour marcher derrière les chevaux, le jeune homme remarqua un objet étrange et lumineux au niveau du sol.

« Soudain, dans un ravin à droite de la route, je vis une sorte d’amphithéâtre merveilleusement illuminé. Dans un espace en forme de tuyau brillait un nombre incalculable de petites lumières posées comme des marches les unes sur les autres ; et elles brillaient si fort que l’œil en était ébloui. Mais ce qui troublait le plus dans cette vision, c’était que les lumières n’étaient pas fixes, elles sautaient de-ci, de-là, allaient de haut en bas et vice versa, dans toutes les directions. Le plus grand nombre d’entre elles, pourtant, restait stable, et rayonnait. C’est avec la plus grande répugnance que je consentis, lorsqu’on m’appela, à m’écarter de ce spectacle que j’aurais bien désiré examiner de plus près. Le postillon, quand je l’interrogeai, déclara qu’il n’avait jamais eu connaissance d’un tel phénomène, mais qu’il y avait dans le voisinage une ancienne carrière de pierre dont l’excavation était remplie d’eau. Reste à savoir maintenant si cela était un pandémonium de farfadets, ou une assemblée de créatures lumineuses, je ne saurais décider.»

Le jeune homme en question était Goethe. On peut trouver cette description dans le sixième livre de son autobiographie. Le poète et homme de science allemand aurait-il eu l’occasion d’en savoir davantage sur ces « lumineuses créatures », s’il avait vécu au XXe siècle ? Si Paracelse revenait, trouverait-il de nouveaux matériaux pour ses théories sur la nature de ses races étranges et fugitives d’êtres venus du ciel ? Nous pouvons avancer avec certitude que leur attention se serait immédiatement portée sur les archives des atterrissages d’O.V.N.I.

« Visa pour la Magonie , chroniques des apparitions extra-terrestres« . Jacques Vallée, 1972.

Une bien curieuse observation solaire

Soleil

Voici la lettre de M. Gilault, de Poitiers, communiquée au journal La Nature à propos d’une curieuse observation du soleil qu’il a pu faire.

« Me trouvant à Saint-Malo lé 17 août, dit-il, avec ma femme et deux de mes neveux, il me prit fantaisie d’assister à un coucher de soleil sur la Manche. Nous avons été servis à souhait et avons joui d’un spectacle merveilleux.

Tandis que je regardais le soleil descendre lentement à l’horizon, les yeux protégés par un lorgnon à verres teintés, je fus surpris de constater qu’autour du disque du soleil, immobile et sans séparation visible, une zone mobile dentée sur le côté externe tournait. Cette zone était aussi brillante que le soleil lui-même. Son mouvement était assez lent et, si mes souvenirs sont exacts, elle allait tantôt dans le sens des dents, tantôt en arrière. Etonné, j’enlevai mon lorgnon, attribuant le phénomène à un effet de réfraction dans les verres.

Je regardai avec un seul oeil en fermant le lorgnon pour accentuer l’effet par la superposition des deux verres; même résultat. Je regardai enfin avec mes deux yeux à nu; tandis que j’en étais là, toujours persuadé que j’étais victime d’une illusion, l’un de mes neveux s’écria : « On dirait que le soleil tourne Je fus fixé, (n’ayant communiqué aucune de mes impressions), et, trouvant à mes côtés un témoin irrécusable, je dus conclure à la réalité du phénomène. La couronne mobile n’était pas très large. Ce soir-là le soleil se déforma considérablement en approchant de l’horizon et les teintes du couchant furent féeriques. Le lendemain, nous reprîmes notre poste d’observation, mais nous eûmes une mer très ordinaire, un ciel aux teintes citrines orné d’un pain à cacheter sans la moindre couronne mobile. »

« L’Écho du merveilleux. » Gaston Mery, Paris, 1902