parasite

Candeur virginale

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couvent

Nul n’est exempt de parasites, même les saintes personnes qui vivent emmurées dans un couvent. Témoin soeur Tècle, jeune novice, à l’âme pure, mais au corps souillé par la présence d’un hôte incommode qui s’était incarné en elle, l’immonde taenia solium.

L’expulsion fut décidée et, en qualité d’exorciste, fut mandé le vieux docteur, lequel ordonna une préparation à base de kousso. Vains efforts, quelques cucurbitains seuls firent preuve de bonne volonté en vidant (métaphore) les lieux. En dernier ressort, l’homme de la science déclara à la nonnette qu’il lui fallait avoir recours à la fougère mâle.

Terreur et rubéfaction de la sainte fille :

De la fougère mâle… Grand Dieu… Enfin, je demanderai une dispense.

« Le Passe-temps médical : journal des curiosités médicales. » Lyon, 1899.
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L’hôte clandestin

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crapaudMiss Mary Beekman de Canajoharie, New-York, garde le lit depuis des mois. Elle éprouvait de cruelles souffrances, et souvent elle a affirmé de la manière la plus positive qu’elle sentait remuer quelque chose dans son estomac.

Après tous ses repas elle avait des envies de vomir. L’autre jour, pendant un de ses soulèvements de coeur habituels, elle a rejeté par la bouche un petit animal noir, dont le corps de forme ovale et de la dimension d’une pièce de 5 cents était pourvu de longues pattes grêles.

Les diverses personnes qui ont examiné cette créature intestinale croient que c’était une espèce de crapaud. Le parasite a été jeté dans le canal et s’est montré nageur émérite. Depuis que miss Beekman est débarrassée de cet hôte incommode, ses envies de vomir sont moins fréquentes, et l’on espère qu’elle finira par guérir.

« La Revue des journaux et des livres. »  Paris, 1885.