percepteur

Histoire de sangsues

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foggia

Un campagnard se présentait dernièrement chez un pharmacien de Birkenfeld, dans la Prusse rhénane, et lui demandait des sangsues.

Celui-ci répondit que, depuis bien des années, il ne tenait plus cet article et, comme son client insistait, il l’envoya au bureau des contributions en lui disant qu’il y trouverait ce qu’il voulait.

Le paysan s’en fut donc chez le percepteur qui, furieux en apprenant le nom du mystificateur, porta plainte contre le pharmacien pour qualification injurieuse. Ce dernier fut condamné à 20 marks d’amende, qu’il paya, mais il envoya aussitôt le prononcé du jugement au célèbre journal satirique Le Kladderadatsch qui lui adressa un mandat de 70 marks en rémunération d’un si bel écho.

Le facétieux pharmacien écrivit cela au percepteur et lui demanda sous quelle rubrique il devait inscrire ce bénéfice inattendu, voulant être bien en règle avec le fisc.

Le percepteur s’est, paraît-il, tenu coi.

« La Revue limousine : revue régionale. »  Limoges, 1927.
 Illustrateur : Foggia.

 

 

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Les petites poubelles du corps diplomatique

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eboueur

Vous n’ignorez pas que chaque ambassade, par suite de ce qu’on appelle la fiction diplomatique, est sensée se trouver sur son pays : c’est-à-dire que l’ambassade allemande à Paris se trouve en territoire allemand, de même que l’ambassade française à Londres se trouve en territoire français.

Or, un beau jour, les percepteurs avaient voulu faire payer aux ambassadeurs la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, et ils réclamaient notamment à M. le comte de Tornielli, ambassadeur d’Italie, la somme de 359fr.98 de ce fait.

La ville de Paris, sur le rapport de M. Chassaigne-Goyon, a bien voulu reconnaître que la taxe n’était pas due, puisque les ambassades ne se trouvent pas sur le territoire parisien. Les ambassades étrangères ne paieront donc pas l’impôt que les Parisiens ont gratifié du nom de « petite poubelle ».

« Gazette Française. »  Paris, 1905.
Illustration : photo / © D.R.

Contributions

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chinois-poulet

La Chine, qui est pour les Européens, un pays de surprises, en réserve une assez curieuse en ce qui concerne l’impôt fiscal.

Tous les ans le contrôleur chinois fait adopter dans chaque famille des contribuables un poulet… très jeune. Au bout de quelques mois, un percepteur, désigné à cet effet, passe chez les contribuables et ramasse les poulets qu’ils ont dû engraisser de leur mieux. Puis il les fait vendre sur le marché public et l’argent de ces ventes va dans le coffre-fort de l’Etat.

On dit que les bénéfices sont assez élevés.

N’oublions pas d’ajouter que le contribuable doit veiller sur cet « enfant » adoptif avec un soin tout spécial, car si jamais il mourait ou maigrissait, le « père nourricier » ne ferait ni plus ni moins que de la prison.

Article publié dans le Journal de Toto, en 1938.