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Pour les philatélistes 

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En cet an 1917, voici une nouvelle qui, certainement, réjouira les collectionneurs : l’administration des Postes travaille, en ce moment, à la création d’un nouveau timbre qui sera, paraît-il, comme dessin, forme et couleur, d’une vive originalité. 

Et ce n’est pas tout : ce nouveau timbre n’exclura aucun de ceux qui existent déjà et son emploi restera facultatif. C’est-à-dire que si vous voulez affranchir vos lettres à 20  centimes au lieu de 15 ce nouveau timbre vous en donnera la facilité. 

Or, l’administration des Postes ne doute pas de l’empressement du public à se permettre fréquemment cette folie. Car les millions de sous qu’elle percevra ainsi iront grossir la caisse de l’Œuvre des orphelins de la guerre du personnel des P. T. T. 

Et comme si ce n’était pas assez d’avoir l’honneur de donner quelque argent au profit de si intéressantes victimes, il paraît que l’acheteur du nouveau timbre sera l’objet de prévenances inouïes. A la plus modeste demande, il verra la petite demoiselle du guichet abandonner ses comptes les plus ardus, son goûter le plus exquis, ses confidences les plus palpitantes, et, souriante, le servir avec dextérité…

C’est du moins ce qu’on dit…

Les facteurs sont discrets

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 Walter-Fürstenau

Les facteurs lisent-ils les cartes postales qu’ils sont chargés de distribuer ? Une comédienne allemande le soutenait. Recevant de nombreuses cartes d’admirateurs. Elle se plaignait que celles-ci fussent lues à la poste et par son facteur

On aurait pu lui répondre que, si elle n’était pas contente, elle n’avait qu’à prier ses correspondants de lui envoyer des lettres bien closes. Le directeur des postes de Berlin préféra publier un véritable manifeste pour dire que les facteurs ne lisent jamais les cartes postales qu’ils doivent remettre. Il y a deux raisons pour cela. La première, c’est qu’ils n’ont pas le temps. La seconde, c’est que les cartes postales ne contiennent jamais rien d’intéressant.

Eh ! mais, pour affirmer ce second point, ne faut-il pas que le directeur lui-même ait lu quelques cartes. Les facteurs alors ne liraient pas, mais le directeur lirait. Voici qui trouble bien des esprits germaniques.

« Comoedia. »  Paris, 1927.
Illustration : Walter Fürstenau.

Economies

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wagon-poste

L’Administration des postes a décidé de réduire la dépense en charbon des wagons-poste. Naturellement, on procède aux statistiques.

Un inspecteur, muni d’un thermomètre, effectue chaque jour un voyage sur une ligne. A chaque station, il descend de son wagon de première classe, monte dans le wagon poste, brandit son thermomètre, prend des notes, remonte dans le wagon de 1ère classe. Il lui est alloué 25 francs supplémentaires par jour.

N’aurait-on pu confier le thermomètre au chef du personnel ambulant ? On eût économisé une place en première classe. Cela eût certainement été moins illusoire que l économie que l’on réalisera dans le chauffage des wagons-poste. L’inspecteur serait resté à son bureau et les finances de la République s’en seraient mieux trouvées.

« Le Carnet de la semaine. »  Paris, 1917.
Illustration : Wagon poste. Le tri du courrier dans un wagon. Photographie de presse.Agence Rol. 1913.