prédiction

Prophétie

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josephine

Lorsque la jeune Joséphine quitta la Martinique pour venir en France, une bohémienne, devineresse à l’occasion, lui débita le discours suivant :

« Vous allez en France pour vous marier. Votre mariage ne sera point heureux. Votre mari mourra d’une manière tragique. Vous-même, à cette époque, vous courrez de grands dangers, mais vous en sortirez triomphante. Vous êtes destinée au sort le plus glorieux, et, sans être reine, nous serez plus que reine. » 

La jeune fille ne fit qu’en rire, mais au moment ou M. de Beauharnais se présentait devant la guillotine, elle se rappela cette prédiction.

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La clef des songes

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clf-des-songes

S’il est difficile de prouver la vertu des songes au point de vue de la prédiction de l’Avenir, il est au moins aisé de constater que beaucoup de personnes croient aux rêves et aux présages. 

Les uns y voient des phénomènes étranges, annonciateurs des événements, et s’appuient, pour y ajouter foi, sur les croyances de cette nature, en honneur chez les peuples anciens. Par ce que ces croyances ont résisté à la civilisation et au temps, et pour taquiner un peu les incrédules, nous allons conter une aventure arrivée à Honoré de Balzac, le célèbre romancier : 

Un matin, il arrive chez Théophile Gautier, où il se rencontre avec Jules Sandeau et Laurent Jan. Il leur expose qu’il vient de découvrir, en rêve, une mine d’une richesse incalculable, au Cap, et leur propose d’aller l’exploiter de compagnie. Séduits par la description mirifique qu’il fait de sa trouvaille, ils acceptent. 

Et les voilà partis acheter une provision sérieuse de pelles, de pioches, de tous les instruments nécessaires, au magasin qu’a remplacé La Ménagère, boulevard Bonne-Nouvelle. Au moment de se mettre en route, Laurent Jan veut, par prévoyance, faire faite un traité en bonne et due forme, désignant la part de chacun dans l’opération. 

Balzac, comme promoteur de l’idée, comme « découvreur » de la mine, exige énergiquement la moitié des bénéfices. Les trois autres s’arrangeront du reste. Devant cette exigence, l’affaire n’a pas de suite, et les quatre explorateurs restent à Paris, au coin de leur feu. 

Or, trente ans après, à l’endroit indiqué, on trouvait une mine de diamants, bien connue, exploitée à l’heure actuelle. Et, de nos jours, à faible distance de là, on profite également de gisements d’or.

Que ce soit de la divination, de la seconde vue, soit ! Tout ce que l’on voudra… mais sûrement pas du hasard. 

« Almanach des coopérateurs. » 1925.

Tcheser-Ka-Ra, la momie fatale

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egypte

Le British Museum de Londres possède le cercueil de la momie égyptienne de Tcheser-Ka-Ra, grande prêtresse de Amen Ra, divinité du Soleil. Or, ce cercueil a été la cause de nombreux malheurs pour tous ceux qui l’ont approché et de nouveau on signale des méfaits qui lui seraient imputables.

Des deux porteurs chargés de convoyer le fatal sarcophage au musée anglais, l’un mourut dans la même semaine, l’autre se cassa le bras. Enfin, dans le mois où fut installée Tcheser-Ka-Ra sous les vitrines de la salle égyptienne, deux gardiens décédèrent subitement.

On parla beaucoup de cette étrange affaire, et les directeurs du British Museum eurent toutes les peines du monde à trouver des gardiens qui restassent dans le hall. L’un d’eux y consentit; il avait servi en Egypte et savait comment il faut traiter les momies. Il se souvenait du sort d’un de ses officiers qui, s’étant emparé d’un sarcophage sur lequel était écrit : « Celui qui troublera mon sommeil mourra écrasé, » avait ri de cette prédiction en faisant l’esprit fort. Ce même officier était mort peu après, écrasé par un éléphant au cours d’une partie de chasse.

dieux-egyptiens.

Aussi ce gardien du musée affectait-il une grande déférence lorsqu’il parlait de Tcheser-Ka-Ra.

Il faut la traiter poliment, disait-il, et elle ne vous fera pas de mal.

Il avait raison. Un ouvrier d’art anglais, Herbert Browne, récemment chargé de faire une petite réparation au cercueil, se vanta auprès de ses camarades de ne pas croire à « ces histoires de brigand » et paria qu’il donnerait deux coups de marteau sur le haut du sarcophage. Il tint parole et par deux fois tapa sur le bois.

Quelques jours après, sans raison apparente, il tomba paralysé du côté droit.

« Le Véritable almanach du merveilleux. »  Paris, 1913.

 

Circonstance étrange

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PeachtreeStreet

Sous ce litre, la Revue spirite reproduit le récit suivant, que Mme Stanley a raconté elle-même et qui a été publié dans un journal américain, The Progressive Thinker, par son amie Mlle Gramblay.

Mme Stanley habitait donc, il y a deux ans, un hôtel superbe dans « Peachtree street »,avec son mari et sa belle-soeur. Ils n’avaient pas d’enfant, mais ils avaient acheté, il y a six ans, un jeune chien de chasse irlandais, qui était très affectueux et intelligent; ses maîtres le choyaient beaucoup.

Il y avait deux serviteurs qui quittaient l’hôtel le soir; ils demeuraient en ville.

M. Stanley s’absentait parfois pour une huitaine de jours, de sorte que les deux dames se trouvaient seules avec le chien dans la maison; mais elles n’étaient nullement peureuses. Le jeune ménage habitait le premier étage et leur mère avait sa chambre au rez-de-chaussée. Or, un soir que Mme Stanley était seule, elle se réveilla en proie à une vague inquiétude.

Sa chambre était très grande, et la porte restait ouverte constamment sur une autre pièce où l’on faisait du feu toute la nuit. Le chien avait sa litière près de ce feu, mais il était attaché. Mme Slanley pouvait le voir couché devant le foyer, sans se lever du lit. A la lumière du gaz baissé, elle vit que la pendule marquait minuit cinquante. Il lui sembla tout à coup, dans le silence de la nuit, entendre des pas sourds, quelqu’un qui marchait lourdement; cependant elle n’apercevait rien, les pas semblaient aller de sa chambre au bout de l’autre pièce.

Alors le chien commença à gémir comme s’il était peiné et inquiet. La dame se leva, très inquiète, et alla vers le chien; jamais elle ne l’avait vu en un tel état d’agitation; il voulait sa liberté, elle le détacha donc.

Aussitôt le chien se mit à suivre le bruit des pas qu’il entendait, et il allait d’une pièce à l’autre, tout en grognant et semblait demander ce que cela voulait dire.

Mme Slanley commença à s’effrayer, elle eut recours à la prière et s’écria :

Oh ! Dieu, vous qui savez que je n’ai jamais fait de mal volontairement, protégez-moi contre les puissances des ténèbres; donnez-moi le courage de supporter cette manifestation.

Le son de sa voix semblait amener le calme; les bruits diminuèrent, puis cessèrent tout à fait. Elle se sentit moins nerveuse et attira le chien près d’elle ; il avait la tête couverte de sueur. Elle le caressa et il se recoucha doucement, rien ne le troublait plus.

Le lendemain M. Slanley arriva de voyage; sa femme, encore tout émotionnée, lui fit le récit de ce qui s’était passé dans la nuit, mais elle n’en dit rien à sa belle-mère, et pour cause. Son mari ne voulut rien croire, et lui défendit de lui reparler de « bêtises pareilles. »

Le deuxième jour, Mme Stanley étant couchée se sentit vaguement inquiète; son mari dormait. Elle vit l’heure fatale, minuit cinquante. De nouveau, elle entendit marcher; le chien se mit à pousser des cris plaintifs; elle lui cria de se taire. Tout à coup, M. Slanley s’éveilla el joignant ses mains, s’écria:

Mon Dieu, il y a quelqu’un qui se promène là ! Il voulut se lever, mais sa femme le retint lui disant que c’étaient bien là les pas sourds qu’elle avait déjà entendus une fois. Ils écoutèrent encore, peu à peu les pas cessèrent de se faire entendre. M. Slanley dit alors:

Je connais ces pas; mon père, qui était grand et fort comme moi, avait l’habitude de se promener dans sa chambre en chaussettes, se plaignant d’avoir mal aux pieds. Maintes fois, je l’ai entendu marcher ainsi.

Qu’est-ce que cela signifiait ? Il ne se moquait plus, et était très ému. Sa femme lui répondit, sans le ménager, que c’était un présage pour quelqu’un habitant la maison.

Le jour suivant, à déjeuner, la mère de M. Stanley demanda s’il n’avait pas marché dans la nuit, disant qu’il lui avait semblé aussi entendre des pas étouffés deux jours auparavant, et qu’elle n’y comprenait rien. Mais ses enfants ne répondirent pas sur ce sujet et ne lui donnèrent aucune explication. La vieille dame était en bonne santé. Quelques jours après elle tomba subitement malade et mourut le dixième jour après que l’ eut entendu les pas… à minuit cinquante aussi.

M. Stanley ne veut pas qu’on parle du surnaturel devant lui; mais il ne s’en moque plus.

Depuis ces événements le feu a détruit la maison, qui a été rebâtie mais n’a plus été habitée par les propriétaires qui préférèrent voyager.

La position sociale de la famille Slanley est une garantie de leur bonne foi et ils n’ont aucune raison de raconter ces faits si ce n’est que c’est réellement arrivé.

B. de Laveuzay

«  L’Echo du merveilleux  »   Gaston Mery, Paris, 1907.

Communication posthume

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océan

Une jeune femme défunte, Mme X., est apparue à son frère, aussitôt après sa mort. Elle lui a demandé de se trouver le jour suivant, à quatre heures de l’après-midi dans un certain champ, lui disant qu’elle avait une communication importante à lui faire.

Le frère, très peu rassuré, va trouver un de ses amis et le prie de l’accompagner au lieu du rendez-vous.
A quatre heures précises, l’esprit de la morte leur apparaît et les adjure d’empêcher, par tous les moyens possibles une famille qu’ils connaissaient de partir pour l’Amérique.

Elle avait déjà retenu et payé ses places à bord. Mais il fallait, dit l’esprit, qu’elle sacrifiât l’argent plutôt que de s’embarquer, sans donner, du reste, aucune raison de cet ordre.

Les deux amis se rendirent chez les gens qui devaient partir. Ils eurent beaucoup de peine à les décider à différer leur départ.

Or, le bâtiment sur lequel cette famille avait retenu son passage quitta le port de Berry (Angleterre) et jamais plus on n’entendit parler de lui.

« L’Echo du merveilleux »  Paris, 1902.