princesse Mathilde

Modestie

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Le spirituel chroniqueur du Sport, M. E. Chapus, rendant compte de la dernière soirée qui a eu lieu chez la princesse Mathilde, fait en ces termes le portrait de l’un des hôtes assidus :

Physiquement, M. Sainte-Beuve est petit et replet, d’une physionomie douce et calme. Il a quelque chose de l’ecclésiastique, non par l’esprit, mais par la calvitie. Il porte habituellement une calotte, pour peu qu’il se sente exposé à un petit courant d’air. La calotte est tantôt violette et tantôt rouge. Dans le premier cas, on le prendrait pour un évêque, dans le second, pour un cardinal. Il faut croire à l’exactitude de cette ressemblance, puisqu’un jour M. Sainte-Beuve se voyant inopinément dans une glace, s’adressa à lui-même la parole en ces termes : « Monseigneur. » Puis tout à coup, s’apercevant de son erreur « Ah ! pardon, c’est moi ! »

« Le Petit journal. » Paris, 1863.

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La guérite

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Le Gaulois raconte une bonne aventure arrivée à M. Théophile Gautier. Il sortait d’un ministère vers six heures et il se trouvait en face d’une guérite qu’il prit pour un mur d’ urinoir

Le factionnaire, exaspéré, sortit de sa boite et saisit Gautier au collet par son foulard rouge. Gautier, avec une dignité olympienne, lui expliquait sa méprise, mais il fallut aller au poste. Heureusement en chemin, un employé du ministère se porta garant pour le chantre des Emaux et Camées.

On le relâcha, et il arriva, de dix minutes en retard pour dîner chez la princesse Mathilde.