protestantisme

Une conversion

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Les habitants du village de Murat, dans le Lot, n’avaient qu’une messe le dimanche, et ils désiraient en avoir deux.

Ils se sont adressés, à cet effet, à l’évêque de Cahors, qui n’a pas fait droit à leur demande. Qu’ont fait alors les habitants de Murat ? Ils se sont convertis en masse au protestantisme.

Voilà qui s’appelle avoir des convictions religieuses bien enracinées !

 « Journal Français. » Paris, 1891.
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Scalps à gogo

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indiens

En l’année 1895, un pasteur protestant était parti au pays des Peaux-Rouges dans le but d’évangéliser ces farouches individus. Or, si ce brillant pasteur était plein de zèle, son crâne était aussi poli qu’un caillou du Rhin. Aussi, pour éviter des refroidissements et des névralgies, il avait mis dans sa valise une demi-douzaine de perruques abondamment fournies.

Le voilà parti… Il n’obtient que peu de succès. Et les Peaux-Rouges refusent non seulement de l’écouter, mais l’entourent menaçants et, après l’avoir attaché au poteau de la torture et exécuté autour de lui les danses les plus variées de leur répertoire, le condamnent au fatal et inéluctable supplice du scalp.

Puis, le chef de la tribu, qui devait s’appeler Oeil de Faucon ou la Panthère agile, s’approche de lui, et d’un coup de tranchant, d’un art merveilleux, lui enlève sa chevelure, c’est-à-dire sa perruque…

Déjà, les Peaux-Rouges demeurent un peu interloqués lorsqu’ils virent que le crâne ravagé du missionnaire n’est point sillonné par la moindre gouttelette de sang ; mais, sans doute ils se disent que la peur ayant glacé le sang dans ses veines, il n’a pu remonter jusqu’à la partie supérieure de son cerveau. Ils se retirèrent emportant triomphalement l’absalonienne crinière du pasteur qu’ils ont délivré de ses liens et abandonné à son malheureux sort.

Le missionnaire, qui a fait le mort ou du moins le malade, s’empresse, une fois ses ennemis disparus, de courir à sa valise et  se replacer sur le chef une seconde perruque. Mais le lendemain, le voilà qui se retrouve en face de l’Œil de Faucon qui le scalpa la veille. Celui-ci, en voyant sa victime, pousse un cri de terreur. Les cheveux ont repoussé dans la nuit ! Quel prodige ! Il appelle toute la tribu qui accourt et se met à vociférer des incantations magiques et à se prosterner devant le blanc qu’ils ne veulent plus scalper. Ils le vénèrent déjà comme une divinité.

Et voilà comment trois cent Indiens se convertirent au protestantisme !

« Magazine universel. » Paris, 1903.