protestants

Obscurantisme

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La propagande quand même ! Il y a dans une petite ville du Kansas une école qui n’a pas d’élèves.

Chaque matin la maîtresse se tient prête, devant les bancs vides, à faire son cours. Il faut dire que l’école est protestante et que tous les enfants de la ville sont catholiques.

« L’Avenir du Cantal. Supplément illustré du dimanche. »  Aurillac, 1902.

La réforme du calendrier en Angleterre

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On sait que la réforme du calendrier, dite réforme grégorienne, se fit en l’année 1582, en retranchant dix jours du mois d’octobre. Plusieurs Etats répudièrent d’abord cette modification , bien qu’elle fût très rationnelle; et notamment les Etats protestants, car, remarque finement un savant, « il valait mieux pour eux ne pas être d’accord avec le soleil que de l’être avec la cour de Rome ».

Les Anglais tout naturellement furent du nombre des dissidents, et, en 1751, alors que toute l’Europe occidentale, même dans ses parties protestantes, suivait le calendrier Grégorien dont l’année commençait le 1er janvier, ils suivaient encore le calendrier Julien, et avaient gardé la vieille coutume de commencer leur année au 25 mars, ce qui rendait assez confuses leurs fréquentes relations avec les autres peuples. En 1751 donc, lord Chesterfield, alors premier ministre, proposa au Parlement un bill d’acceptation du calendrier Grégorien et de l’ordre de datation usuelle chez les autres peuples.

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Le bill fut voté, en conséquence duquel l’année 1751, qui avait commencé le 25 mars pour finir au suivant 25 mars, ne s’acheva pas, car, dès le 1er janvier, par ordre royal, on compta 1752. Si bien que l’année 1751 se trouva frustrée de 2 mois et 24 jours, qui auraient dû lui appartenir. Aussi le lord promoteur de cette réforme eut-il mainte fois maille à partir avec le populaire, qui, sitôt qu’il se montrait en public, le poursuivait, le menaçait en criant : « Rendez-nous nos trois mois ! »

« On se serait peut-être résigné, dit Arago, à perdre les onze jours, qui furent en outre supprimés en septembre 1752; mais peu de personnes consentaient, même quand tout disait que c’était une simple apparence, à vieillir subitement de trois mois entiers. »

 » Musée des familles. »  Paris, 1896.