protocole

La censure aux Etats-Unis

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Theodore-Roosevelt

Elle est la même partout, c’est-à-dire aussi godiche, même dans ce pays de liberté qu’a la prétention d’être l’Amérique.

Il existe des photographies de M. Theodore Roosevelt qui le représentent chassant dans le Colorado, vêtu en cow-boy. Mais, parmi ces photographies, il s’en trouvait une qui le montrait en train de se laisser interviewer par une reporteresse, miss Gertrud Dunn, et cette épreuve avait deux défauts : d’abord, le cliché avait été pris de telle façon que le président n’y occupait pas la place principale. En second lieu la reporteresse, qui se trouvait à cheval aussi, était montée à califourchon et montrait un peu trop de jambe au-dessus de ses chevilles.

Par pudeur… et par respect pour le protocole, le cliché a été détruit. Il est probable que M. Roosevelt, qui est un homme intelligent, n’en a rien su.

« Gazette Française. » Paris, 1905.

Le protocole

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© Les Arts Décoratifs, Paris / photo : Luc Boegly
© Les Arts Décoratifs, Paris / photo : Luc Boegly

Pauvres princes ! Comme ils doivent maudire le protocole qui entrave à chaque instant leur liberté ! C’est surtout lorsqu’ils se trouvent à l’étranger que l’application des règles protocolaires devient un véritable supplice ou tout au moins  un casse-tête chinois.

Ainsi, tout dernièrement, le Prince et la Princesse de Galles recevaient l’hospitalité de l’empereur François-Joseph. Au moment où ils allaient se mettre à table, ils s’aperçurent que le repas était servi dans deux salles différentes : l’une pour eux et l’autre pour leur suite. Sur la demande de Leurs Altesses, les domestiques s’empressent de réunir les deux services. Mais, hélas ! les princes anglais n’étaient pas au bout de leurs peines ! 

Le couvert était dressé à la viennoise, c’est-à-dire que le Prince et la Princesse se trouvaient placés côte à côte. Horreur ! Quelle faute contre l’étiquette française, que suivent les princes anglais ! Il fallut tout changer et remettre le Prince de Galles vis-à-vis de sa femme, ce qui est vraiment plus logique… même quand on a envie de se jeter les plats à la tête…

« Touche-à-tout. Revue hebdomadaire. » Paris, 1904.