Rattazzi

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dom-boscoM. Cornély raconte une anecdote intéressante sur l’illustre dom Bosco. 

Un jour, dom Bosco prêcha une retraite dans une prison. Il y avait là trois cents misérables que la société gardait à grand renfort de gendarmes et de geôliers, de murs de pierre et de barres de fer. Il les confessa tous. Il n’y avait pas moyen de lui résister. Il leur passait les bras autour du cou et il les embrassait. 

Quand la retraite fut finie, il écrivit à Rattazzi, président du Conseil des ministres d’Italie, pour lui demander de vouloir bien leur accorder, en récompense, un jour de congé.  Rattazzi écrivit au bas de la lettre : « Accordé. » Vous voyez d’ici la tête du directeur de la
prison. 

 Il n’en reviendra pas un seul, dit ce fonctionnaire.
— Ils reviendront tous, répondit Bosco; je m’en charge. 

Et, un beau matin, au milieu de Turin terrifié, les trois cents prisonniers sortirent sous sa conduite. Il les mena dans un parc qu’on lui avait prêté, les baigna pendant tout un jour dans l’air pur de la liberté, et, le soir, les ramena jusqu’au dernier sous les verrous. 

Et il y a des gens qui s’étonnent de voir des dompteurs de bêtes féroces ! 

« La Croix. » Paris, 1888.

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