recours en grâce

L’espoir d’un brigand

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Giuseppe-Musolino

Le procès de Giuseppe Musolino, de ce chevaleresque bandit d’opéra-comique, pour qui le sexe charmant montre un enthousiasme presque égal à celui dont jouit chez nous le beau Jean de Reszké, est très instructif pour les auteurs de romans-feuilletons, qui trouveront en ce brigand prisonnier des carabiniers, pour une fois arrivés à temps, le type d’un héros fort réussi.

De lui cette réponse, charmante de naïveté présomptueuse, à son  avocat qui l’avertissait qu’il pourrait bien être condamné à trente ans de réclusion :

« En tel cas, je conseille aux jeunes filles italiennes d’adresser un recours en grâce en ma faveur à la reine, et de le renouveler jusqu’à ce qu’elles obtiennent satisfaction. »

« La Revue mondaine : hebdomadaire, littéraire et artistique. »  Paris, 1902.