repos dominical

Le repos dominical de Guicciardini

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Angelo-Guicciardini

Angelo Guicciardini, bandit sicilien, est la terreur du pays. Le gouvernement napolitain donnerait bien vingt mille francs pour avoir ses deux oreilles.

Mais Guicciardini n’est pas un bandit ordinaire : en semaine il est dangereux, mais le dimanche il ne travaille pas. Un voyageur raconte qu’il se trouvait un dimanche avec sa femme, sa sœur et plusieurs de ses amis sur le bord d’une forêt à se promener. Il fit la rencontre de Guicciardini. Ce dernier l’invita à dîner dans une auberge d’un village voisin; là les meilleurs mets et les meilleurs vins de la contrée leur furent servis. Angelo Guicciardini se conduisit avec les dames en vrai chevalier français.

Mais il eût été dangereux de le rencontrer le lendemain.

« Almanach facétieux. » Hilaire Le Gai, Paris, 1853.