Rockefeller

La comète d’Alphonse

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cometeLa comète d’Halley (d’Alphonse Halley, dit ma concierge) annonce toujours de mauvaises nouvelles. Voyez, le roi d’Angleterre est mort et la Régie a augmenté ses prix. 

Aujourd’hui pour s’offrir le luxe d’un havane, il faut avoir la fortune de Rockefeller. Rothschild lui-même, qui n’est cependant pas un va-nu-pieds, a dû revenir au démocratique demi-londrès, avec bague il est vrai, soit quatre sous. Quand je pense que le maryland coûte aujourd’hui un franc le paquet de quarante grammes, je me dis qu’il est vraiment flatteur d’être Français.

Nous avons 1.500 millions de dettes à payer chaque année (le quart du budget) et nous payons quinze sous les Hongroises qui sont d’ailleurs devenues des Gauloises. Quinze sous, les gauloises, et trois sous le Gaulois ! La voilà bien, la vie chère ! 

Une ligue de fumeurs protestataires vient d’être fondée. Son programme est belliqueux : grève, sabotage, action directe. Mais M. Cochery peut être tranquille, les serments de fumeurs valent les serments d’ivrognes. Cette ligue finira d’ailleurs comme toutes les ligues, c’est-à-dire en queue de poisson. Un jour, son président dira à sa femme : 

 Ma bonne, notre affaire est faite. 
— Tu as gagné le gros lot ? 
— Non, mais je viens d’obtenir un bureau de tabac ! 

« Le rire. » Paris, 1910.

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Bains

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amidon-ondine

Les journaux américains racontent gravement que M. Rockefeller, l’homme aux cinq milliards, prend des bains de whisky (un volume de whisky pour trois ou quatre d’eau).

Les mauvaises langues disent qu’il y a là-dessous une affaire d’alcool qu’on veut lancer. Rappelons cependant aux amateurs de bains pittoresques que Pauline Borghèse ne prenait que des bains de lait. La Païva mit à la mode les bains de fraises et de framboises écrasées dans l’eau de roses. La Mogador se baignait dans du champagne, faisant mettre en bouteille, ensuite, pour ses amis, le contenu du bain.

Mme Réjane veut que la surface de l’eau de son bain disparaisse sous une couche de violettes fraîches, et la Tortajada  se plonge dans du thé.

« Chronique médicale. »  Paris, 1911.