Roosevelt

Le roi des journaux

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william-hearstNous avons eu, raconte le Cri de Paris, deux rois en même temps à Paris, le tsar des Bulgares et le roi des journaux, William Hearst.

M. Hearst a 45 ans, et lui-même convient qu’il a le masque napoléonien. Mais il est beaucoup plus grand que Bonaparte. Il est le propriétaire, l’inspirateur et le directeur de seize grands journaux quotidiens, sans compter un nombre considérable de magazines. Les principales de ses gazettes sont, à New York, l’Evening Journal et The American dont le correspondant mondain à Paris est le marquis de Castellane.

M. Hearst n’est pas seulement un administrateur de journaux. C’est un polémiste et un homme politique. Adversaire résolu de M. Roosevelt, il fut son concurrent aux élections présidentielles.

Un jour, M. Hearst reçut la visite d’un gentleman correct qui lui dit :

Je viens de la part de M. Roosevelt. J’ai le devoir de vous déclarer qu’il vous considère comme le plus mauvais citoyen des Etats-Unis.

M. Hearst ne sourcilla pas. Mais le lendemain, M. Roosevelt reçut la visite d’un autre gentleman qui lui dit non moins correctement :

— M. Hearst me charge de vous faire savoir que vous êtes le plus grand farceur de la terre.

Cet échange de compliments ne contribua pas à réconcilier les deux adversaires.

« Nos lectures chez soi. » Paris, 1910.

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Compromis

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mary-todd-lincoln-abraham-familleM. Roosevelt a décidé de faire repeindre et redécorer l’intérieur de la Maison Blanche. Cette décision rappelle l’anecdote dont le président Lincoln, un des premiers occupants de la  Maison-Blanche, fut le héros.

Il s’agissait de repeindre le grand salon. Le président le voulait bleu, Mrs Lincoln le voulait jaune. Pendant trois jours le président parut ennuyé. Au matin du quatrième, son secrétaire, le voyant de nouveau souriant, se hasarda à lui demander si la question était tranchée. 

Certainement, répondit Lincoln. Nous en sommes arrivés à un compromis : le grand
salon sera jaune. 

Paris, 1939.

Volé à la brasserie

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brasserie

Les brasseurs américains n’ont qu’une confiance modérée dans leurs clients. Aussi prennent-ils la précaution de graver sur les ustensiles mis à leur disposition une inscription destinée à les protéger contre les ravisseurs possibles. Lors du voyage du prince Henri de Prusse en Amérique, cette sage habitude eut un résultat imprévu.

C’était chez le président Roosevelt qui offrait à son hôte de la bière servie à l’allemande dans des pots en grès empruntés à la brasserie voisine.

Le visiteur vida sa chope d’un trait, puis partit d’un grand éclat de rire.

Il venait d’apercevoir au fond du récipient cette inscription… préventive :

Volé à la brasserie X… 5ème avenue…