Rothschild

La comète d’Alphonse

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cometeLa comète d’Halley (d’Alphonse Halley, dit ma concierge) annonce toujours de mauvaises nouvelles. Voyez, le roi d’Angleterre est mort et la Régie a augmenté ses prix. 

Aujourd’hui pour s’offrir le luxe d’un havane, il faut avoir la fortune de Rockefeller. Rothschild lui-même, qui n’est cependant pas un va-nu-pieds, a dû revenir au démocratique demi-londrès, avec bague il est vrai, soit quatre sous. Quand je pense que le maryland coûte aujourd’hui un franc le paquet de quarante grammes, je me dis qu’il est vraiment flatteur d’être Français.

Nous avons 1.500 millions de dettes à payer chaque année (le quart du budget) et nous payons quinze sous les Hongroises qui sont d’ailleurs devenues des Gauloises. Quinze sous, les gauloises, et trois sous le Gaulois ! La voilà bien, la vie chère ! 

Une ligue de fumeurs protestataires vient d’être fondée. Son programme est belliqueux : grève, sabotage, action directe. Mais M. Cochery peut être tranquille, les serments de fumeurs valent les serments d’ivrognes. Cette ligue finira d’ailleurs comme toutes les ligues, c’est-à-dire en queue de poisson. Un jour, son président dira à sa femme : 

 Ma bonne, notre affaire est faite. 
— Tu as gagné le gros lot ? 
— Non, mais je viens d’obtenir un bureau de tabac ! 

« Le rire. » Paris, 1910.

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Fabrique de momies

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momies-vente

Un industriel d’Alexandrie vient d’être condamné à cinq mois de prison pour avoir fabriqué des momies avec des peaux d’âne soigneusement préparées.

Ces momies étaient étiquetées sous l’appellation d’anciens rois d’Egypte. Tous les Pharaons ont passé par là les uns après les autres. Une fois les rois épuisés, ce fut le tour des grands prêtres.

M. de Rothschild, de Londres, a été, paraît-il, l’une des victimes de ce trop industrieux trafiquant.

« Gazette  littéraire, artistique et bibliographique. »  Paris, 1891.
Illustration : montage personnel.