séduction

Le langage de la mouche

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la « mouche » tente un retour offensif : depuis quelques semaines, la plupart des artistes qui « font » la mode ou qui la suivent jalousement, arborent ce nævus artificiel, à la scène et même à la ville, au coin de la lèvre, dans le sillon du sourire, ou à la commissure des paupières. 

La « mouche » qui était, au XVIIIe siècle, l’attribut le plus indispensable de la séduction féminine et qui avait, depuis bien longtemps, rejoint dans les oubliettes de la mode, les paniers, les perruques et tout l’attirail de l’élégance des contemporaines de Watteau. A ce propos, il est amusant de rappeler que le XVIIIe siècle, d’une galanterie si ingénieuse, avait créé le « langage des mouches ».

Selon la place où elle était posée sur le visage la mouche avait telle ou telle signification : au coin de l’oeil, elle était affectueuse. Au milieu du front, majestueuse. Dans la fossette du rire, enjouée. Au milieu de la joue, aimable. Sur les lèvres, coquette. Au-dessous de la lèvre inférieure, discrète.

Flossie. Paris, 1er janvier 1910.

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Charmante vulgarité

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Même la vulgarité, assaisonnée d’un zeste d’insolence et de séduction, peut avoir du charme.

Un soir, au bal des Champs-Elysées, le prince de Galles, le futur roi Edouard VII, est là, dans la salle, bouche bée et le regard fixe. La Goulue le reconnaît, le fixe, poings aux hanches, et lance :

Eh Galles ! Tu payes l’champagne ? C’est toi qu’invites ou c’est ta mère qui régale ?…

La réplique du Prince deviendra célèbre :

Mademoiselle La Goulue, vous êtes l’esprit parisien perché sur de bien jolies jambes !

Clarisse Nicoïdski. »La bible de l’humour féminin(iste). » Ramsay, Paris, 1996.