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Le serpent mangeur d’hommes

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Près de Kouang Tchéou (Canton) se tenait autrefois, à proximité de la route, un immense serpent qui mangeait les voyageurs.

Le pays en fut délivré par un sorcier nommé Dong-Phung, qui l’exorcisa et le fit mourir. Les ossements humains qui furent extraits de la caverne où se retirait ce serpent étaient en si grand nombre, qu’on en put faire une colline au sommet de laquelle on éleva un temple. 

Tradition populaire sino-annamite.

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Les serpents mangeurs d’éléphants

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elephant-serpentDans les forêts fréquentées par les éléphants, vivent d’énormes serpents dont la gueule est si grande qu’ils peuvent avaler un éléphant.

Ils mettent trois ans à le digérer. Quand on tue un de ces serpents, il faut rechercher avec soin les os d’éléphants qu’il peut avoir encore dans les entrailles, car ces os constituent un remède souverain contre la dysenterie.

Tradition populaire sino-annamite.

Les serpents sont-ils sourds ?

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Tout le monde sait avec quelle vivacité les reptiles fuient au moindre bruit.

Il semble dès lors audacieux d’affirmer qu’ils sont sourds. C’est pourtant ce que soutient un spécialiste, M. Clyde Gordon, directeur du zoo de Staten Island (New York), qui part en guerre contre les fakirs hindous et autres charmeurs de serpent, qu’il n’hésite pas à traiter de farceurs.

M. Clyde Gordon s’est livré à la démonstration suivante : devant un cobra couché, il a porté à ses lèvres une flûte qu’il a agitée comme le font les charmeurs de serpent, mais sans souffler. Le cobra s’est aussitôt dressé, dodelinant de la tête, puis s’est agité de plus en plus, jusqu’au paroxysme de l’excitation nerveuse.

Sans musique, M. Clyde Gordon est donc arrivé au même résultat que les fakirs avec leur flûte merveilleuse.

« Qui ? : le magazine de l’énigme et de l’aventure. » Paris, 1946.

Comment on nourrit un boa

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On sait que les serpents peuvent rester plusieurs mois sans prendre de nourriture.

Ils sont de plus très capricieux en ce qui concerne leurs repas. Telle chose leur plaît un jour dont ils ne voudront pas dans une autre circonstance. Cet état est encore augmenté lorsque les reptiles sont en captivité. Ils vont parfois même jusqu’à refuser toute nourriture.

Tel était le cas d’un superbe boa qui faisait l’ornement du Jardin Zoologique de New York. Les Américains n’aiment pas qu’on leur résiste. En vain essayèrent-ils de faire défiler devant le reptile entêté les mets les plus alléchants pour lui, rien n’y fit. Le boa resta insensible et continua son jeûne.

Il fallait agir. Que fit-on ? Une dizaine d’hommes s’emparèrent du reptile, on lui ingurgita de force lapins et poulets. Le boa se débattit comme un beau diable et ce n’est pas sans peine et sans luttes que l’opération put être menée à bonne fin.

« Le Grand illustré »  Paris, 1906.

A l’exemple des patriarches

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adam-eve-paradisUn fermier américain du nom de S.-P. Duismoor conçut, nous conte Pierre Sée, l’idée, incontestablement peu banale, de construire un paradis terrestre dans le Kansas, sur le modèle de l’Eden, décrit dans les livres saints.

Il mit trente ans, un peu plus que l’Eternel nécessairement, à débrouiller son petit chaos particulier. Et quand il eut édifié son paradis, il s’en proclama l’Adam. Il ne lui manquait plus qu’une Eve. Malheureusement il avait perdu un peu de temps en jardinage et travaux d’ornementation et il s’aperçut qu’il avait alors quatre-vingt-un ans.

C’était un peu mûr pour une gentille voisine. Néanmoins, l’idée d’être maîtresse en ce paradis (peut-être aussi d’y rencontrer le serpent) fit qu’une Eve, jeune et jolie se présenta. Le mariage eut lieu. Il vient de porter ses fruits. Ce n’est pas une pomme, mais un petit homme, joufflu, fessu et rose comme les anges du Paradis d’en haut.

Le Seigneur fut reconnaissant à Duismoor et, en sa bienveillance, voulut que son âge ne trompât point sa généreuse envie.

Vous pensez si tout le monde parle de ça dans le Kansas !… Les méchantes langues vont même jusqu’à attribuer au malin (ou au tout autre tentateur) cette naissance assez exceptionnelle.

Cependant Abraham créa un précédent.

Félicitons toujours Duismoor.

« Comoedia. »  Paris, 1927.

Le boa assoupi

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Le pavillon des serpents du Jardin zoologique de New York a été, récemment, le théâtre d’une scène terrible. Un gardien était entré dans la grande cage pour porter à manger au boa constrictor, qui paraissait assoupi.

Tout d’un coup, l’homme sentit que le serpent s’enroulait autour de ses jambes, et cherchait à l’attirer vers le fond de la cage.

Le malheureux gardien se cramponna désespérément aux barreaux de la grille et se mit à appeler au secours. A ses cris, des gens accoururent, et bientôt on vit quinze hommes en lutte avec le serpent pour lui arracher sa proie.

Il se passa quelques minutes d’angoisse. On croyait le pauvre homme irrémédiablement perdu, mais enfin, grâce aux efforts réunis des sauveteurs, le reptile dut lâcher prise.

Le gardien a été retiré de la cage dans un état lamentable.

« Le Petit Journal illustré. » Paris, 12 Avril 1908.

La couleuvre miraculeuse

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Un moissonneur des environs de Parme avala, il y a quelque temps, pendant son sommeil, une couleuvre qui s’était réfugiée dans sa bouche.

A force de remèdes on parvint à lui extirper cet hôte dangereux. Mais, par un jeu bizarre de la nature, cet homme, à la suite de ces opérations, se trouva possesseur d’une voix de basse-taille de la plus grande beauté.

Il est aujourd’hui chantre à la cathédrale de Bologne, et ses appointements dépassent de beaucoup les honoraires d’un professeur de l’université.

« Archives curieuses, ou singularités et curiosités de la littérature. »  Paris, 1831.