singe

Singe géant

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king-kongC’est une histoire qui est, paraît-il, authentique, et qui nous vient de l’Amérique du Sud.

Dans une des immenses forêts qui couvrent le Brésil, des mineurs ont aperçu un quadrumane d’une taille si considérable qu’il atteint trois fois la grandeur d’un homme. Quand les voyageurs l’aperçurent, le monstre brisait comme un fétu un arbre pour s’en faire une massue, 

Terrifiés, les hommes s’enfuirent, mais le singe leur barra la route et, après avoir bondi autour d’eux avec des gestes menaçants, il sauta sur un arbre et disparut. Ce ne sont pas les seuls témoins de l’événement, car des bergers affirment également avoir rencontré l’animal qui, selon eux, se nourrirait de préférence des langues arrachées aux chevaux et aux bœufs qu’il attaque à coups de bâton. 

S’agit-il là d’une espèce millénaire et dont les représentants ont à peu près disparu de la surface de la Terre ? 

« Le Journal de Toto. » Paris, 1937.
Illustration : capture d’écran : Kong Skull Island,  Jordan Vogt-Roberts, 2017.

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Les persécuteurs

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SingeCrocodileQuand il s’agit de jouer des mauvais tours, les singes sont dans leur élément naturel. Ce n’est pas seulement à l’état semi-domestique qu’ils se permettent, aux dépens de leur entourage, un nombre incalculable de plaisanteries rarement inoffensives. Ils sont bien plus facétieux encore quand ils vivent en pleine liberté. 

Un voyageur français, M. Monhot, a été témoin des amusantes manœuvres exécutées par une demi-douzaine de quadrumanes, qui voulaient empêcher un crocodile de dormir. 

On sait que le bonheur des grands sauriens est de se chauffer au grand soleil, après leur repas, et de s’engourdir doucement dans une demi-somnolence. Les crocodiles qui ont la mauvaise fortune de vivre dans les pays fréquentés par les singes sont exposés à être, à chaque instant, troublés dans leur sommeil par d’insupportables espiègleries. A peine le monstre repu commence-t-il à fermer les yeux, qu’une indiscrète chiquenaude effleure le bout de son museau.

Ce sont les singes qui viennent de se mettre en campagne. Ils  choisissent toujours leur base d’opérations avec une sûreté de coup d’œil qui fait honneur à leurs aptitudes stratégiques. Un arbre se trouve-t-il à peu de distance du crocodile, chaque macaque se suspend à son tour par une de ses quatre mains à la branche la plus rapprochée du sol et, en se balançant, va toucher le monstre entre les deux naseaux. Celui-ci ouvre les yeux, mais son insaisissable ennemi est à l’abri de toute atteinte et se tient prêt à recommencer ses mauvais tours avec la même agilité. 

Lorsque l’arbre est trop éloigné pour que les plus intrépides gymnasiarques de la tribu puissent atteindre le crocodile sans lâcher la branche, les quadrumanes forment une chaîne en se tenant par la main, et bientôt on voit une guirlande de singes se balancer dans les airs. Celui qui se trouve à l’extrémité voisine du sol reçoit de ses camarades une impulsion suffisante pour effleurer, en passant, la tête du monstre et s’éloigner ensuite comme un balancier de pendule qui obéit à un mouvement d’oscillation. Parfois la victime de ces mauvais tours perd patience et fait voir deux formidables rangées de dents. Alors des cris de triomphe éclatent sur toutes les branches de l’arbre les singes célèbrent leur victoire à grand renfort de contorsions et de grimaces.

Si le crocodile avait affecté une majestueuse indifférence, il aurait peut-être, à la longue, fatigué ses persécuteurs, mais il a eu le tort de se mettre en colère, et ses ennemis ne lui permettront pas de dormir au soleil.

« Le Figaro. » Paris, 1893.
Illustration : Pañcatantra

L’arroseur arrosé

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chimpanzé.

Un savant anglais voulut, dernièrement, faire une étude sur le raisonnement des chimpanzés.

Dans une cage, il suspendit une banane hors d’atteinte des bras du singe, puis il mit trois ou quatre caisses de bois, pêle-mêle, au milieu de la cage.Le chimpanzé se promena de gauche à droite, puis de droite à gauche. Finalement, il plaça les caisses les unes sur les autres, monta légèrement au sommet de ce monticule, prit la banane qu’il mangea avec satisfaction.

Le savant, content de son examen, voulut faire une seconde expérience. Pensant que le chimpanzé agirait d’autant plus vite qu’il ne se sentirait pas observé, il le plaça dans une chambre. Le savant ferma la porte pour pouvoir faire des observations.

Mais, de l’autre côté du trou, il y avait déjà un autre œil, celui du chimpanzé qui observait le savant…

« Almanach de coopérateurs. » 1939.

Les aventures d’un singe

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singe

Une revue allemande raconte l’amusante histoire d’un singe rapporté du Sud-Ouest Africain par un voyageur.

Le petit animal pesait environ un kilogramme. De Gênes à la frontière suisse, une taxe d’oiseau à 1 fr. 50 lui fut imposée. L’administration de la ligne du Gothard le considéra comme un chien, et son propriétaire dut débourser 8 fr. 40 cent. Sur la ligne orientale helvétique, le singe devint un simple colis de 20 kilogrammes et paya 80 centimes. Dans le Grand-Duché de Bade et dans le Wurtemberg, l’animal passa sans difficulté. Mais de Stuttgart jusqu’au lieu de sa destination, le singe redevint chien et cela coûta 1 fr. 60 à son propriétaire, qui rit encore des avatars du quadrumane.

Simples fantaisies administratives !

« La Lanterne : journal politique quotidien. »  Paris, 1902.

Un singe pianiste

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singes-danseurs-piano

Un savant américain aurait, paraît-il, appris a un singe jouer du piano, et tous les singes ont plus ou moins, d’après lui, certaines dispositions pour la musique.

Après quarante-huit leçons seulement, le sien, qui répond au nom de Tabitha, faisait toutes les gammes majeures et mineures, avec une dextérité merveilleuse et, en sa qualité de quadrumane, exécutait, seul et sans le concours d’aucun compagnon, des morceaux à quatre mains.

Attendons-nous à assister à des concerts donnés par des quadrumanes.

« Revue Française. »  Paris, 1896.

A propos de singes et d’ours mal léchés

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imprimerie

Le singe, en terme d’imprimerie, n’est tout autre chose qu’un ouvrier compositeur. Il tient ce nom des compagnons pressiers qui le nomment ainsi soit à cause des gestes drôlatiques qu’il fait en levant la lettre, soit parce que son occupation consiste a reproduire l’oeuvre d’autrui.

Mais le singe s’en venge en infligeant aux compagnons pressiers l’épithète d’ours dont les a baptisés Richelet, et voici comment :

Un jour, cet auteur de l’Encyclopédie était chez son Imprimeur à examiner sur le banc de presse les feuilles que l’on tirait, et s’étant approché trop près de l’imprimeur qui tenait le barreau, ce dernier en le tirant, attrapa l’auteur qui était derrière lui et l’envoya par une secousse violente et inattendue à quelques pas de lui. De là, il a plu à l’auteur d’appeler les imprimeurs des ours.

On appelle un gros rustre d’imprimeur un ours mal léché.

« Physiologie de l’imprimeur. »    Constant Moisand, Paris, 1842.

Repentir

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3-singes

Un journal anglais, Larks, raconte l’historiette suivante, qui répond assez bien au tempérament du principal héros.

Un capitaine au long cours, grand amateur d’animaux exotiques, avait, dans son cottage, toute une ménagerie apportée de ses voyages, et les querelles étaient fréquentes parmi ces hôtes venus des quatre coins du monde. Le principal fauteur du désordre était un primate, grand favori du maître, répondant au nom de Jack, et malin comme un singe qu’il était.

Certain soir, le capitaine fut attiré par des criailleries partant de la volière, et il s’empressa d’aller voir ce qui se passait. Son singe était là, tenant sous son bras gauche un superbe perroquet, qu’il était en train de plumer tout vif. Le coupable reçut la correction due à son espièglerie et, au lieu de bouder, il chercha à profiter pour son perfectionnement moral de ce juste châtiment. Bientôt même, l’idée lui vint de réparer le dommage causé. Le lendemain, en effet, des clameurs retentissaient dans la cage des aras, et le maître d’accourir.

Comme le jour précédent, Jack était là, maintenant délicatement le malheureux perroquet, auquel il s’efforçait de replanter les plumes arrachées la veille. Le volatile encore endolori, et incapable de deviner les bonnes intentions de son bourreau converti, poussait des cris déchirants. Une fois de plus, Jack fut bâtonné, et ce coup-ci, il protesta à sa façon contre cette peine imméritée.

Dame, il ne comprenait plus.