Étiquette : train

Le rail musical

rail-musical

Les autorités des chemins de fer allemands poursuivent actuellement certaines expériences qui, si elles réussissent, seront de nature à transformer la monotonie de certains voyages par rail en un concert perpétuel. 

Reprenant le système d’enregistrement des sons sur métal au moyen d’une aimantation plus ou moins prononcée du métal-support, les ingénieurs allemands ont eu l’idée de se servir du rail lui-même comme support. Un convoi spécial, portant des appareils d’enregistrement, circule sur la voie et grâce à un dispositif particulier, un des rails se trouve aimanté d’une certaine façon, reproduisant exactement les variations sonores des morceaux de musique ou des discours qu’on veut fixer, tout comme dans un disque les sinuosités du sillon sont proportionnelles à la fréquence des sons. 

Quand le voyageur veut entendre le rail, il n’a qu’a pousser un bouton et le haut-parleur installé dans le wagon reproduit fidèlement ce qui a été enregistré. Ce qu’il y a de plus intéressant c’est que les. conditions météorologiques n’affectent pas les qualités de l’inscription magnétique.Toutes les semaines, les programmes sont changés.

« Le Madécasse. »  Tananarive, 1935.

Les aventures d’un singe

singe

Une revue allemande raconte l’amusante histoire d’un singe rapporté du Sud-Ouest Africain par un voyageur.

Le petit animal pesait environ un kilogramme. De Gênes à la frontière suisse, une taxe d’oiseau à 1 fr. 50 lui fut imposée. L’administration de la ligne du Gothard le considéra comme un chien, et son propriétaire dut débourser 8 fr. 40 cent. Sur la ligne orientale helvétique, le singe devint un simple colis de 20 kilogrammes et paya 80 centimes. Dans le Grand-Duché de Bade et dans le Wurtemberg, l’animal passa sans difficulté. Mais de Stuttgart jusqu’au lieu de sa destination, le singe redevint chien et cela coûta 1 fr. 60 à son propriétaire, qui rit encore des avatars du quadrumane.

Simples fantaisies administratives !

« La Lanterne : journal politique quotidien. »  Paris, 1902.