tribunaux

A bonne école

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Charles-dickensLes inventions des romanciers restent toujours au-dessous des réalités que révèlent fréquemment les annales judiciaires.

Le célèbre Charles Dickens, qui a été longtemps reporter des tribunaux pour les journaux anglais, doit le succès de ses œuvres les plus populaires aux études qu’il a pu faire à la barre des cours et des tribunaux. C’est là que les ridicules, les vices, les turpitudes de toutes les classes de la société sont exposés dans leur nudité la plus repoussante.

« Le Petit journal. » 1 février 1863.

Le séducteur

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tribunal.

A New York, ce sont les séducteurs qui mettent les nouvellistes en émoi : il n’est bruit en ce moment, dans la capitale de l’Union, que d’un nommé Kane, teneur de livres et poète, professions des plus antipathiques, dans lesquelles néanmoins Kane réussit également bien.

Tout en remplissant ses fonctions commerciales, Kane écrivit plus de cinq cents épitres en vers et en prose à une fort jolie personne qu’il parvint à séduire en lui promettant de l’épouser. A peine la jeune personne eut-elle cédé, que poète et amant disparurent. Il ne resta que le teneur de livres, lequel déclara nettement que la vie de garçon lui était trop agréable pour qu’il voulut y renoncer. 

Mais les tribunaux américains ne sont pas indulgents envers les séducteurs. La jeune fille porta plainte, et Kane fut condamné à un an de prison ou à épouser la plaignante.

Joseph Kane, en entendant cet arrêt prononcé par lé président de la cour des sessions, dit fort tranquillement :

Messieurs, un an de prison,  c’est seulement douze mois d’esclavage; le mariage, c’est la détention à perpétuité. Je persiste plus que jamais dans mon refus.

Quelques applaudissements, des rires et de nombreux sifflets ont accueilli cette sortie anti-matrimoniale.

 » Le Siècle illustré. »  Paris, 1862.
Image d’illustration.

Citation du day

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Le jour où le flagrant délit de connerie sera passible des tribunaux, il y a pas mal de juges qui n’auront pas à quitter la salle.

Jean Yanne.