vaurien

L’innocent qui s’ignore

Publié le Mis à jour le

le-viagerUn jeune avocat avait à défendre, devant, la cour d’assises de l’Yonne, un vaurien de la pire espèce, qui avait fait tous les métiers, hormis les bons.

Les faits étaient parfaitement établis, l’accusé avait même avoué. En présence d’une telle situation, l’avocat cherche à attendrir l’âme des jurés. Il raconte d’une voix émue la vie accidentée et tourmentée de son client.

A la fin de la plaidoirie, l’accusé pleurait à chaudes larmes, et on l’entendait murmurer à travers ses sanglots : 

« Ah ! je ne savais pas que j’avais été si malheureux ! »

L’histoire ne dit pas si cet innocent sans le savoir fut acquitté. 

Illustration : « Le viager » Pierre Tchernia, 1972.

Publicités