Vénus de Milo

Vénus et ses bras

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venus de miloIl n’est point de statue qui ait soulevé autant de controverses ou fait couler autant d’encre que la Vénus de Milo. Publicistes, artistes, sculpteurs, archéologues et historiens se querellent à son sujet depuis près de deux siècles.

A peine avait-elle revu la lumière du jour, quand on la découvrit, en février 1820, près du théâtre antique de la ville de Mélos, qu’une question angoissante se posait devant tous ceux qui s’intéressent à l’art : Le sculpteur grec avait-il pourvu de bras sa statue ?

Cette question-là, du moins, fut bientôt résolue par l’affirmative. Mais c’était retomber de Charybde en Scylla, car une seconde question sollicitait aussitôt l’attention des archéologues. Quelle position avaient ces bras ? 

Après des années de discussions passionnées, le point d’interrogation demeure intact et la Vénus, gloire et orgueil de notre musée du Louvre, attend encore l’artiste de génie qui lui rendra ses bras.

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La Vénus de Milo est moche…

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venus_de_miloVous avez vu, n’est-ce-pas, au Louvre, la Vénus de Milo ? Mais vous ne l’avez pas vue certainement comme le professeur Karl Hasse de Breslau. 

D’après lui, le profil droit et le profil gauche de la célèbre Vénus n’auraient pas les mêmes proportions. La bouche, les lèvres et le menton sont seuls semblables. Mais l’oreille gauche est plantée plus haut que l’oreille droite. La moitié gauche du crâne est plus large que l’autre. Les yeux sont irréguliers et le gauche plus haut et plus rapproché du nez que le droit. 

Que dites-vous de cette Vénus ainsi détaillée et rendue presque laide ? Comment se fait-il qu’on ne s’en soit pas encore aperçu ? 

Tout simplement parce que cela se passe ainsi, paraît-il, dans la nature et que l’habitude de voir des crânes aussi irréguliers, nous empêche de remarquer les mêmes défauts dans les statues. 

« Les Annales politiques et littéraires. » Paris, 1887.