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L’escroc

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Parmi les hors-la-loi, les escrocs jouissent d’une place spéciale. Ils sont considérés comme les intellectuels, les cerveaux de l’armée du crime, par leur ingéniosité, leur imagination dans le mal. Et les honnêtes gens qui se laissent prendre par eux sont, il faut bien le dire, mal défendus par le code contre leurs agissements.

Dernièrement dans les annonces d’un journal de province, on pouvait lire ceci :

« Voulez-vous ne plus avoir le nez rouge : envoyez 20 francs à M. X. » 

L’adresse suivait, bien sûr. La somme était modique. Mais il faut croire que le nombre de personnes ayant l’appendice nasal rubicond était considérable. Et puis, pour l’esthétique, que ne ferait-on pas ? Les mandats affluaient. A chaque demande, la réponse parvenait par retour du courrier. Elle était invariable.

« Buvez un verre de plus et vous aurez le nez violet. »

Cette petite plaisanterie inoffensive, mais dont le coût était de 20 francs, fut diversement appréciée. Cependant, par peur du ridicule, personne n’osait porter plainte, jusqu’au jour où le Parquet fut saisi de l’affaire.

Quand les gendarmes vinrent arrêter l’escroc, cet homme candide, jouant l’étonnement, déclara :

Que me reproche-t-on ? Ma comptabilité est régulière. Voyez plutôt mes livres : j’ai fait ma déclaration fiscale. Et puis quoi ! je faisais de la publicité aux vins de France.

« Qui ? : le magazine de l’énigme et de l’aventure. » Paris, 1946.

Inactivité

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Parmi les innombrables victimes de la guerre, il en est que l’on ne citeavocat jamais, et qui, cependant, sont au nombre des plus atteints : j’ai nommé les avocats.

La criminalité a disparu. Plus de voleurs, plus d’assassins, plus le moindre petit apache ! Donc, plus de prévenus, plus d’accusés, plus de gens à défendre… plus de causes pour les avocats. Les avocats sont peut-être les moins discutables des sans travail. Et pourtant ils ne touchent aucune allocation, pas le plus infime secours de chômage. N’y a-t-il pas là une lacune à combler ?

J’ai rencontré hier un malheureux, dépenaillé, loqueteux, affamé, auquel j’aurais vraiment dû donner deux sous. Renseignements pris, c’était Me  H… R… N’est-ce pas lamentable ?…

Je vois d’ici le jour où deux avocats joueront à l’écarté celui des deux qui se dévouera pour aller assassiner quelque inutile. Le gagnant défendra le perdant, et les tribunaux ne chômeront plus !

Quoi ? Il faut tenir !…

« La Rampe. »  Paris, 1915.

Attentats à paris

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Plusieurs fusillades ont éclaté vendredi soir en plein centre de Paris, faisant de nombreux morts.

Mes pensées sont pour les malheureuses victimes…

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/fusillade-dans-le-10eme-arrondissement-a-paris-des-blesses-8683393.html