Vystroem

La dépouille mortelle du Suédois

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Un curieux procès vient d’être intenté à l’Institut royal danois d’anatomie par un rentier de Stockholm, nommé Vystroem.

Il y a vingt ans, M. Vystroem s’est engagé par contrat à léguer son corps à l’Institut d’anatomie contre paiement d’une certaine somme. Mais depuis, le pauvre hère qui avait vendu son cadavre, est devenu un homme très riche et aujourd’hui il voudrait résilier son traité.

Toutes les négociations engagées dans ce but ayant échoué, M. Vystroem s’est adressé à la justice.

Or, les magistrats ont déclaré que le traité est valable, qu’il subsiste légalement et qu’il n’y a pas moyens de l’annuler. Le tribunal a même condamné M. Vystroem à payer des dommages-intérêts à l’Institut pour avoir violé une clause du contrat en se faisant arracher deux dents sans lui avoir au préalable demandé l’autorisation.

« Gazette médicale de Paris. » Paris, 15 oct. 1910.
Peinture : Bernard Buffet.

 

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