yankees

Police d’assurance

Publié le

 

couple

Toujours en veine de nouveautés, certains Yankees viennent de constituer à New York  une société d’assurances contre l’adultère féminin et cette société compte déjà de nombreux clients. 

Celui qui désire s’assurer doit obligatoirement répondre à un questionnaire des plus détaillés : Quel est votre âge? Celui de votre femme ? Depuis combien de temps êtes-vous marié ? Quel est le tempérament de votre épouse ? Est-elle nerveuse ou lymphatique ? Lit-elle des romans ? S’habille-t-elle d’une manière dispendieuse ? Est-elle jolie et coquette et a-t-elle beaucoup de cousins ? etc., etc. 

Lorsque le postulant a répondu à ces multiples questions, la société après enquête lui délivre sa police d’assurance. Bien entendu la prime varie selon l’âge du mari et la beauté de la dame. On cite le cas d’un vieux podagre qui ayant épousé une jeune et charmante personne acquitte des droits considérables. 

Les détectives de la société qui veillent sur l’honneur de l’ « assurée » avisent bien entendu le mari, dès qu’il y a menace de sinistre. 

A quand pareille société en France ? 

« La Pomme cuite. » Paris, 1916.

Civilité d’un juge

Publié le Mis à jour le

western

Voici comment un juge américain, connu dans tout l’Ouest par sa politesse exquise, qui contraste tant avec le sans-gêne habituel des Yankees, a récemment annoncé à un meurtrier sa condamnation à mort :

« Accusé, monsieur D…, levez-vous, je vous prie. C’est là une formalité prescrite par la loi, sans cela, je me ferais un scrupule de vous déranger. Vous êtes inculpé d’un crime qualifié d’assassinat, je crois.

A mon grand regret, le jury vous a déclaré coupable. J’ai malheureusement, tout en réservant mes sentiments personnels, à vous annoncer que vous devez être pendu par le cou jusqu’à ce que vous soyez mort, mort, mort ! Maintenant, je vous prie, rasseyez-vous. Permettez-moi encore une question : à quelle heure vous serait-il le plus convenable d’être pendu ? »

« Le Voleur illustré. » Paris, 1869

Huitres

Publié le Mis à jour le

jean-francois-de-troy

Voici les mois en r et les délicieuses huîtres vont ravir les gourmets. En France nous prêterons déguster ce mets savoureux à l’état de nature ou à peine d’une goutte de citron qui (assurent les âmes sensibles) tue le mollusque avant son ingestion. Charité à la fois, généreuse et agréable (c’est si rare !…)

Les Américains, gens subtils, ont créé bien d’autres recettes. Les Yankees adorent les huîtres gratinées, sorties de leur coquille, séchées au four et rissolées avec un morceau de bacon. L’omelette aux huîtres est également très appréciée aux États-Unis. Dans les huîtres à la Niewburg on fait sauter au beurre en ajoutant un bon verre de sherry, après l’adjonction d’une liaison de jaunes d’oeufs et de crème double, on assaisonne au poivre de Cayenne et à la muscade. Les chaud-froid d’huîtres enfin mêlent les champignons, les truffes, la muscade à une sauce suprême.

Nous détenons cependant la timbale avec ces fameuses huîtres qui, assure-t-on, furent servies, crues, par le chevalier d’Orsay à ses invitées, au Grand Seize, chacune contenant une authentique perle fine. On avait prévenu les convives…

« La Femme de France. »  Paris, 1927.
Peinture de Jean-François de Troy.