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Les serpents sont-ils sourds ?

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Tout le monde sait avec quelle vivacité les reptiles fuient au moindre bruit.

Il semble dès lors audacieux d’affirmer qu’ils sont sourds. C’est pourtant ce que soutient un spécialiste, M. Clyde Gordon, directeur du zoo de Staten Island (New York), qui part en guerre contre les fakirs hindous et autres charmeurs de serpent, qu’il n’hésite pas à traiter de farceurs.

M. Clyde Gordon s’est livré à la démonstration suivante : devant un cobra couché, il a porté à ses lèvres une flûte qu’il a agitée comme le font les charmeurs de serpent, mais sans souffler. Le cobra s’est aussitôt dressé, dodelinant de la tête, puis s’est agité de plus en plus, jusqu’au paroxysme de l’excitation nerveuse.

Sans musique, M. Clyde Gordon est donc arrivé au même résultat que les fakirs avec leur flûte merveilleuse.

« Qui ? : le magazine de l’énigme et de l’aventure. » Paris, 1946.

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Le boa assoupi

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Le pavillon des serpents du Jardin zoologique de New York a été, récemment, le théâtre d’une scène terrible. Un gardien était entré dans la grande cage pour porter à manger au boa constrictor, qui paraissait assoupi.

Tout d’un coup, l’homme sentit que le serpent s’enroulait autour de ses jambes, et cherchait à l’attirer vers le fond de la cage.

Le malheureux gardien se cramponna désespérément aux barreaux de la grille et se mit à appeler au secours. A ses cris, des gens accoururent, et bientôt on vit quinze hommes en lutte avec le serpent pour lui arracher sa proie.

Il se passa quelques minutes d’angoisse. On croyait le pauvre homme irrémédiablement perdu, mais enfin, grâce aux efforts réunis des sauveteurs, le reptile dut lâcher prise.

Le gardien a été retiré de la cage dans un état lamentable.

« Le Petit Journal illustré. » Paris, 12 Avril 1908.

Tortue sentimentale…

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Le commissaire du quartier des Arts-et-Métiers, faisant perquisition dans le logement d’un voleur arrêté par ses soins, y trouva deux tortues de la grande espèce, dont une était encore vivante, et qui avaient été volées en plein jour au Jardin des Plantes. La survivante fut immédiatement rendue au gardien et réintégrée dans son enceinte gazonnée.

L’opinion générale refuse à la tortue toute intelligence. Cependant, à peine cet animal fut-il placé dans son enclos, qu’il parut se reconnaître, donna des signes non équivoques de la joie la plus vive, se plaça successivement dans tous les endroits où il avait l’habitude de se tenir, alla se baigner dans son bassinet sembla heureux de reprendre possession de tous les lieux qui lui étaient chers.

Voilà, on en conviendra, une tortue sentimentale qui était tombée en de bien mauvaises mains. Vous verrez, si l’on n’y prend garde, que les hardis coquins emporteront quelque jour, sous leur manteau, les lions de la ménagerie.

« Le Siècle illustré : littérature, romans, histoire, causes célèbres, voyages, nouvelles diverses, chanson. »  Paris, 1862.

Une lionne opérée en public

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Une lionne du parc zoologique de New York a subi, devant la foule des visiteurs, une opération curieuse. Elle avait mangé trop gloutonnement une tête de boeuf, et un os lui était resté en travers de la gorge. Elle allait étouffer, lorsque le chef des gardiens intervint.

Dardant son regard sur l’animal, il lui dit doucement :

Rose, viens ici !

La bête s’approcha et ouvrit la gueule. Le gardien en chef prit un crochet de fer, le passa dans le gosier de la lionne, réussit à saisir l’os et à le retirer. Mais aussitôt qu’il eut expulsé le « corps étranger » qui menaçait d’étouffer la bête, il fit un bond en arrière. Car les mouvements des mâchoires de Rose étant redevenus libres, elle aurait pu arracher le bras de son fidèle gardien.

« Le Petit journal. Supplément du dimanche. »  26 janvier 1908.